Le courtier interbancaire Icap n’en finit pas de dépasser les attentes
La volatilité exacerbée des marchés autorise Icap à anticiper un résultat imposable annuel, à fin mars, au-delà du consensus
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Benoît Menou
Le malheur des uns fait le bonheur des autres, dit-on. Alors que les turbulences des marchés financiers sèment le trouble parmi nombre d’établissements financiers, le principal courtier interbancaire au monde, Icap, conserve la mine des meilleurs jours.
A l’occasion d’une mise à jour relative à ses conditions d’activité depuis le 1er octobre dernier, Icap a une nouvelle fois indiqué hier que son résultat imposable annuel, à fin mars prochain, devrait se situer à un niveau supérieur aux attentes de la communauté financière. La volatilité prévalant sur les marchés continue en effet toujours à soutenir les volumes d’activité du groupe britannique. Ce dernier a rapporté que le consensus de 11 analystes concernés s’établissait à 307 millions de livres, l’équivalent de 410 millions d’euros. Un montant qui correspond pourtant déjà à une progression de 43 % du résultat imposable face aux 214 millions de livres enregistrées à fin mars 2007. En réaction, le titre s’est adjugé un gain immédiat de 6 % à la Bourse de Londres.
Le directeur général Michael Spencer n’a pas manqué de se féliciter que « du fait d’une volatilité persistante sur la période sur les marchés de taux d’intérêt, de change, d’énergie et de crédit, nous avons constaté une progression des volumes traités sur le courtage tant électronique que par la voix, dynamisant les revenus d’Icap ». Notamment, le volume des transactions électroniques sur les produits de change a enregistré un bond de 42 % au 4e trimestre, pour atteindre une moyenne de 200 milliards de dollars quotidiens. Une ébullition également constatée du côté des produits de taux, avec une hausse de 26 % sur la même période du volume moyen quotidien, à 610 milliards de dollars, sur les Treasuries et les repo.
Selon le dirigeant, après une période de relative accalmie pendant les fêtes de fin d’année, l’activité a retrouvé en janvier les pics atteints entre juin et novembre 2007. Aux yeux de Roger Tejwani, analyste chez Numis cité par Reuters, Icap « a bénéficié d’une croissance à la fois sur la négociation électronique et par la voix et il n’y a pas pour l’instant de signe que la volatilité va s’atténuer ». Le courtier a dans ce contexte indiqué se placer au sein de marchés jouissant d’une croissance forte, structurelle et de long terme, impliquant une croissance de moyen terme d’au moins 10 % par an.
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