Le casse-tête du plafond de la dette américaine reste encore à résoudre
Les responsables politiques ont tenté en vain au cours du week-end de trouver un accord pour relever le plafond d’endettement du pays
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Antoine Duroyon
La pression n’en finit plus de monter aux Etats-Unis alors que se rapproche la date couperet du 2 août. Faute d’accord d’ici là sur le relèvement du plafond de la dette, fixé actuellement à 14.300 milliards de dollars, l’Etat fédéral américain pourrait faire défaut. Le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, a tenté hier sans relâche de minimiser cette éventualité.
«Ce que les dirigeants savent est qu’il faut qu’ils se mettent d’accord sur quelque chose qui passe la Chambre (contrôlée par les républicains, ndlr), passe le Sénat et que le président puisse accepter», a-t-il déclaré sur CNN. «Les dirigeants du Congrès ont dit sans équivoque (...) pas seulement les démocrates, que nous remplirions nos obligations. Nous ne ferons pas défaut», a-t-il ajouté sur ABC.
Le fossé qui sépare les républicains, défenseurs d’une baisse importante des dépenses publiques, des démocrates, partisans d’une imposition renforcée des contribuables les plus aisés, n’incite toutefois pas à l’optimisme. «Le chemin préférable serait un accord bipartisan qui implique tous les dirigeants (...)», a estimé John Boehner, le président républicain de la Chambre des représentants, sur Fox News. La conclusion d’un accord avant l’ouverture des marchés asiatiques figurait ainsi au rang des options privilégiées. Le président Obama devait rencontrer hier soir les deux responsables démocrates au Congrès. «Si [cet accord bipartisan] n’est pas possible, moi et mes collègues républicains à la Chambre sommes prêts à bouger tous seuls», a lancé John Boehner en guise d’avertissement.
Cela passerait par un plan en deux étapes: le relèvement temporaire du plafond de la dette jusqu'à fin 2011, puis un nouveau vote. Un projet qui a déjà essuyé le refus de la Maison blanche, le jugeant «irresponsable». Son secrétaire général, Bill Daley, fustigeant l’intransigeance des élus républicains, a rappelé qu’il était vital que le Congrès prenne une décision courant jusqu’en 2013, soit après l'élection présidentielle de novembre 2012. Il s’est dit favorable à ce que le président américain puisse relever le plafond de la dette sans l’accord du Congrès, une idée soumise par des élus des deux camps.
«Il est très important que les responsables politiques comprennent que Wall Street sera ouvert lundi, et que nous ferions mieux d’obtenir quelques réponses au cours des prochains jours», avait déclaré vendredi Barack Obama.
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