Le canadien Oxford Properties place une mise initiale sur l’immobilier parisien

Le pôle immobilier du fonds de pension canadien Omers rachète à Carlyle le «32 Blanche» pour 263 millions d’euros
Benoît Menou

Le moment est venu pour Oxford Properties de franchir à Paris «une nouvelle étape de sa stratégie mondiale de déploiement», selon son responsable des investissements pour l’Europe, David Matheson. La branche immobilière du fonds de pension canadien des employés municipaux de l’Ontario (Omers) a ainsi dévoilé hier l’acquisition pour 263 millions d’euros auprès de Carlyle de l’immeuble «32 Blanche» situé dans le 9e arrondissement.

Il s’agit de la toute première incursion en Europe continentale du gestionnaire immobilier, six ans après son arrivée à Londres. La valeur de son patrimoine dans la capitale britannique s’élève déjà à 3,5 milliards d’euros environ, un montant comparable à celui détenu aux Etats-Unis, contre 14 milliards environ au Canada. Et dans le cadre d’une volonté de diversification géographique des investissements, le marché parisien, «liquide, international et riche d’opportunités» semble incontournable aux yeux de David Matheson, qui veut croire à un potentiel intéressant de valorisation au cours des prochaines années.

Dans ce contexte, Oxford Properties met la main sur l’immeuble du 32 rue Blanche, un ancien entrepôt des Galeries Lafayette bâti en 1910, acquis par Carlyle en 2007 et remodelé en 2012. Les 21.125 m² de l’édifice sont entièrement occupés par trois locataires, en premier lieu la société Criteo pour les trois quarts des loyers, accompagnée de la Mutuelle Intériale et de BlaBlaCar. Le prix de la transaction dévoilée hier offre à l’acquéreur un rendement «de marché, voisin de 5%», selon David Matheson. En dépit du «formidable travail» de Carlyle, le potentiel reste indéniable à en croire le dirigeant, soutenu par une forte demande pour un quartier central proche de la gare Saint-Lazare et prisé des entreprises du secteur technologique.

L’actif constitue pour l’acquéreur un «point d’entrée stratégique sur le marché de bureaux de prestige parisien». Car le «32 Blanche» n’est qu’un premier pas. Oxford Properties, qui mise également sur les bienfaits du Grand Paris, affiche d’ores et déjà un objectif de détention d’un patrimoine parisien «de plus d’un milliard d’euros d’ici trois à cinq ans». Le portefeuille européen pourrait alors osciller entre 5 et 6 milliards.

Outre la poursuite de ses efforts à Londres et Paris, Oxford Properties «explore» actuellement le marché allemand, selon David Matheson.

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