Le besoin d’encadrer les crypto-monnaies fait consensus parmi les régulateurs
Le temps des pionniers défrichant sans entraves de nouveaux territoires sans shérif à l’horizon va prendre fin pour les promoteurs des crypto-monnaies.
Devant le risque d’un accident majeur pouvant mettre en péril l’épargne publique et la stabilité financière dont ils ont la charge, les régulateurs mondiaux sont proches d’un consensus tenant en deux verbes : comprendre et encadrer.
Français et Allemands ont pris l’offensive dans une lettre au G20 cosignée par leurs ministres des Finances et leurs banquiers centraux.
L’argumentaire est balancé : non, le mouvement ne doit pas être tué dans l’œuf car il est sous-tendu par une technologie, la Blockchain, qui promet des progrès importants ;
mais oui, le phénomène doit être encadré car s’il échappait à tout contrôle, ses conséquences sur la stabilité financière pourraient être dramatiques.
Et ceux-ci de demander un rapport du FMI en vue d’une régulation internationale coordonnée. Indépendamment du très médiatisé cours du Bitcoin, il est plus que temps.
Un consensus semble désormais à portée de main au sein du G20. Plusieurs pays majeurs, dont la Chine, où les crypto-monnaies sont purement et simplement interdites, et les Etats-Unis, où le gendarme des marchés demande au Congrès de légiférer, l’alarme est générale.
Elle ne l’est pas moins chez les banquiers centraux qui y voient « un mélange de bulle financière, de schéma de Ponzi et de désastre écologique », termes employés par la Banque des règlements internationaux, tour de contrôle de la finance mondiale, dans un rapport au vitriol.
Les jours des crypto-monnaies ne sont pas forcément comptés, mais tout se met en place pour frustrer durablement les spéculateurs de leur passe-temps favori.
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