LCF Rothschild vise une collecte nette supérieure à 2,5 milliards d’euros en 2011
La Compagnie Financière Edmond de Rothschild (LCF Rothschild) vise une collecte nette supérieure à 2,5 milliards d’euros cette année. «Notre objectif est de faire au moins aussi bien que l’année passée», a indiqué Michel Cicurel, président du directoire, à l’occasion mercredi d’une conférence de presse.
En 2010, la société, qui «a conforté ses positions dans ses deux grands métiers» que sont la banque privée et la gestion d’actifs, a enregistré une croissance de 11% de ses encours, à 37,6 milliards d’euros en 2010 avec une collecte nette légèrement inférieure à 2,5 milliards d’euros. «Nous avons retrouvé des taux de croissance d’avant-crise», a relevé Michel Cicurel.
Dans la banque privée, où les encours ont progressé de 11% à 12,6 milliards d’euros, «l’essentiel de la collecte nette (de 900 millions d’euros, ndlr) s’est faite en province», a souligné le président du directoire. LCF Rothschild a renforcé son maillage en France avec l’ouverture d’un septième bureau régional, à Lille. La société a par ailleurs obtenu en novembre le statut de succursale bancaire à Milan, ce qui «permettra d’accentuer la présence locale en y proposant une offre étendue», a indiqué LCF Rothschild par voie de communiqué.
Dans le domaine de la gestion d’actifs, «la majorité de la collecte a été réalisée à l’étranger», a déclaré Michel Cicurel. Edmond de Rothschild Asset Management (Edram), spécialisé sur les gestions actions et obligations convertibles, a enregistré une croissance de 16% de ses encours à près de 14 milliards, avec une collecte de 900 millions d’euros. Les actifs sous gestion d’Edmond de Rothschild Investment Managers (Edrim), spécialisé notamment sur la gestion taux et crédit, la multigestion et la gestion alternative, ont atteint plus de 9 milliards d’euros, avec une collecte nette de 600 millions d’euros.
Interrogé sur la Chine et sur sa collaboration avec Bank of China, «ce que l’on fait n’est pas énorme: nous faisons un peu de produits structurés, un peu de fusions-acquisitions... Nous n’en sommes qu’au début et cela va prendre un certain nombre d’années», a expliqué Michel Cicurel, indiquant que l’environnement doit avant tout évoluer. «Le contrôle des changes doit s’alléger et les produits ‘non renminbi’ doivent pouvoir être aussi compétitifs que les produits ‘renminbi’», a poursuivi le dirigeant.
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