L’appétit des fonds fait flamber les matières premières
Pour la Société Générale et Natixis, l’envolée des prix est liée aux paris des investisseurs bien plus qu'à la demande
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Alexandre Garabedian
Depuis la crise de l’été, l’indice GSCI du prix des matières premières a augmenté de 32 %, sans commune mesure avec l’évolution de la demande. Pour plusieurs observateurs, la raison est claire : les autres classes d’actifs étant chahutées, les investisseurs se sont massivement reportés vers le pétrole ou les métaux. D’autant qu’à l’image de l’or, le baril est devenu en 2007 un très bon instrument de couverture contre la faiblesse du billet vert. « Les investisseurs jouent cette corrélation en faisant monter le pétrole car ils anticipent une baisse du dollar », explique Frédéric Lasserre, patron mondial de la recherche matières premières à la Société Générale.
Les matières premières, en tant que premier élément de la hausse récente de l’inflation, sont aussi un moyen logique de se protéger des effets de cette dernière. Au point que Patrick Artus, directeur de la recherche économique de Natixis, évoque un « cercle vicieux de l’investissement ». « La hausse de l’inflation réduit la marge de manœuvre des banques centrales pour baisser les taux d’intérêt, et ceci accroît encore l’inquiétude des investisseurs qui (…) se reportent encore davantage vers les matières premières », souligne l’économiste.
Si l’influence des acteurs financiers sur les prix est visible – des pics successifs suivis de dégonflement montrent que les fonds ont joué tour à tour la hausse du zinc, du nickel et du plomb – il reste difficile de la quantifier précisément. L’encours total investi sur les indices matières premières est tout de même passé de 100 à 150 milliards de dollars entre début 2007 et début 2008, effet de marché inclus. La repondération de cette classe d’actif dans les portefeuilles explique aussi la flambée du prix des métaux depuis le 2 janvier alors même que les perspectives économiques mondiales se dégradent. « Aujourd’hui, 250 hedge funds traitent les matières premières de manière active. Ils n’étaient que 50 il y a quatre ou cinq ans », ajoute Frédéric Lasserre.
Ces facteurs tendent donc à relativiser le discours ambiant sur la pénurie de matières premières liée à la demande des pays émergents. « Le taux de croissance de la demande de pétrole, Chine et Inde incluses, n’a été que de 1,2 % en 2007, moins que la moyenne des dix dernières années ! », fait ainsi valoir Frédéric Lasserre, et le ralentissement devrait se poursuivre en 2008.
Ce phénomène météorologique s’installe et risque de perturber les productions agricoles, énergétiques et minières dans différentes zones du monde. Un facteur déstabilisant qui s’ajoute aux effets du blocage du détroit d’Ormuz et aux tensions géopolitiques.
Après l'échec d'ultimes tractations samedi 22 août, le Canada annonce des droits de douane de rétorsion à compter du 8 septembre qui correspondront aux "tariffs" américains, "dollar pour dollar".
Les conséquences économiques des températures et de la sécheresse exceptionnelles cet été sont à venir. Les impacts sont multiples, du niveau bas des rivières à l’effet négatif sur la productivité en passant par les rendements agricoles. Elles touchent de nombreux secteurs, avec des répercussions sur la croissance et l’inflation, qui s’ajoutent aux prix élevés du pétrole et du gaz.
L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Après plus d'un an de patience et de conciliation, le Premier ministre canadien a claqué la porte des négociations commerciales et choisi de répliquer « dollar pour dollar » aux menaces américaines
Avec son projet radical et global, le candidat LFI à la présidentielle séduit parmi ceux qui veulent « changer la société ». Mais son irréalisme financier et sa méthode autoritaire soulèvent d’importantes interrogations