L’amélioration récente des marchés actions n’est que temporaire
Hugues de Montbel, gérant actions européennes chez Credit Suisse AM France
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Le rebond des marchés actions amorcé le 9 mars dernier devrait-il se confirmer ?
Hugues de Montbel : L’amélioration récente des marchés actions n’est pour nous que temporaire. Certains indicateurs économiques avancés ont semble-t-il marqué un début d’inflexion, même s’ils restent négatifs. Mais les indicateurs de risque et le crédit n’ont quant à eux montré que peu de signes tangibles d’amélioration. Le point bas de l’immobilier est toujours attendu en 2010, les stocks d’invendus restent à des niveaux élevés (9-12 mois). Le deleveraging ne fait que commencer et prendra des années. Quant aux profits, ils restent exagérément optimistes. Il est donc probable que les actions reviennent à de plus bas niveaux au regard de la faiblesse persistante des indicateurs économiques et des baisses d’estimations encore à venir.
Les plans de relance américains vous ont-ils convaincus ?
Les dernières annonces aux Etats-Unis représentent des mesures positives, car elles s’attaquent à la racine des maux actuels. Mais pour que le plan bancaire de liquidation des actifs toxiques permette la poursuite du rally, il faudrait qu’il incite les banques à céder leurs actifs à des niveaux de prix suffisants, pour éviter une vague de levées de capitaux dilutives par la suite. Or les banques ont encore besoin selon nous de 700 milliards de dollars (50 % de la tangible book value des banques américaines et européennes). Nous ne pensons donc pas que ces initiatives permettront d’enclencher un point d’inflexion rapide sur l’immobilier et le crédit. La dette privée est trop élevée pour que l’efficacité des mesures soit immédiate. Enfin, n’oublions pas que l’économie continue de se contracter.
Le groupe sud-coréen a relevé son objectif de redistribution au-delà de 50% de sa génération de trésorerie sur trois ans, anticipant le calendrier qu'il s'était fixé fin 2024. Il revendique ainsi la plus importante annulation d'actions propres de l'histoire pour une société cotée à Séoul.
Les marchés actions asiatiques ont enregistré mercredi leur pire séance depuis fin juillet, dans le sillage de Wall Street, affectés par la chute des valeurs du secteur des semi-conducteurs et les tensions sur les marchés de taux.
Le rachat de la banque régionale américaine sera finalisé ce jeudi 20 août. Avec cette opération, Santander entend changer d’échelle et rivaliser avec les géants du secteur.
Le lancement par Defiance ETFs du premier ETF américain dédié à la robotique humanoïde chinoise (CROB) met en lumière une domination désormais écrasante de Pékin sur ce marché naissant.
Un fournisseur d'équipements de production pour des studios de cinéma a été repris par ses créanciers après un défaut de paiement sur sa dette, a appris le Financial Times. La branche de crédit privé de BlackRock, HPS Investment Partners, ainsi que le spécialiste de la dette décotée Oaktree Capital, figurent parmi le groupe de créanciers ayant pris le contrôle la semaine dernière de MBS Group, selon des personnes proches du dossier. Les précédents propriétaires du groupe, Hackman Capital Partners et Affinius Capital, sont sortis du capital à l’occasion de cette opération, ajoutent ces sources. Hackman Capital et Affinius avaient racheté MBS en 2019 à Carlyle pour 650 millions de dollars.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
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SERIE D’ETE (3/5). Deux droites, une même étiquette, mais parlent-elles vraiment la même langue ? Entre Les Républicains français et le Parti républicain américain, les lignes bougent, se croisent et parfois s’opposent