«L’amélioration de la conjoncture américaine peut soutenir le dollar à court terme»
Eric Bourguignon, directeur général délégué de Swiss Life Asset Management
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Solenn Poullennec
L’Agefi: Quelles sont les conséquences de l’amélioration des perspectives de l’économie américaine sur l’euro/dollar ?
Eric Bourguignon: L’amélioration de la conjoncture économique aux Etats-Unis est de nature à soutenir le dollar à court terme, car elle renforce incontestablement l’attractivité du pays. Mais nous doutons que les flux de capitaux dont le billet vert pourrait bénéficier grâce à cette amélioration suffisent à inverser durablement sa tendance à la dépréciation. Le déficit extérieur américain reste bien trop élevé, et la situation financière de la nation bien trop calamiteuse, pour que le dollar retrouve son lustre d’antan. Il semble par ailleurs évident que la politique économique menée outre-Atlantique vise à en perpétuer la glissade.
Pourquoi pariez-vous sur une parité euro/livre à 0,87 à six mois ?
Bien qu’elle traverse une période très délicate, la zone euro présente, contrairement au Royaume-Uni, des comptes extérieurs équilibrés et semble avoir pris à bras-le-corps les problèmes auxquels elle est confrontée. Elle s’est effectivement engagée dans une politique de redressement rapide de ses comptes publics (règle d’or). Elle a définitivement écarté le risque d’une crise majeure de liquidité (avec les deux injections de liquidité à trois ans, LTRO). Elle a enfin déminé le problème grec (avec le programme d'échange de dette, PSI). Nous estimons donc que l’euro sortira plutôt renforcé de cette épreuve, tandis que la livre sterling pourrait pâtir des sombres perspectives de l’économie britannique, dont le modèle de développement, largement basé sur l’immobilier et les services financiers, tarde à se renouveler.
L'accélération, la transformation et la disruption ont façonné l'imaginaire économique moderne. A l'heure où la puissance de l'innovation se heurte aux limites planétaires, la question n'est plus celle de la vitesse, mais celle de la direction. Le deuxième volet de notre série consacrée aux économistes emblématiques face aux enjeux aigus du XXIe siècle.
Le groupe sud-coréen a relevé son objectif de redistribution au-delà de 50% de sa génération de trésorerie sur trois ans, anticipant le calendrier qu'il s'était fixé fin 2024. Il revendique ainsi la plus importante annulation d'actions propres de l'histoire pour une société cotée à Séoul.
Les marchés actions asiatiques ont enregistré mercredi leur pire séance depuis fin juillet, dans le sillage de Wall Street, affectés par la chute des valeurs du secteur des semi-conducteurs et les tensions sur les marchés de taux.
Le rachat de la banque régionale américaine sera finalisé ce jeudi 20 août. Avec cette opération, Santander entend changer d’échelle et rivaliser avec les géants du secteur.
Le lancement par Defiance ETFs du premier ETF américain dédié à la robotique humanoïde chinoise (CROB) met en lumière une domination désormais écrasante de Pékin sur ce marché naissant.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Le sénateur de la Côte-d'Or, président du groupe macroniste au Palais du Luxembourg, est décédé mercredi 19 août au CHU de Dijon. Il était âgé de 83 ans.
SERIE. Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés