L’ALT 2016 met en évidence les capacités de la gestion française à créer de la surperformance
Satisfaction de mise cette année pour la gestion active. En dépit des pièges sur les marchés d’actions, de la chute des marchés chinois et indiens ou de la forte remontée de la volatilité des marchés développés au cours du second semestre, les sociétés de gestion françaises ayant crée de la surperformance sur leurs fonds actions ont été beaucoup plus nombreuses lors de cette dixième édition de l’Alpha League Table élaboré par EuroPerformance - a SIX Company que lors de la précédente édition. Non seulement 32 gestionnaires hexagonaux ont reçu une note contre vingt-quatre un an plus tôt, mais la population des fonds alpha de ce palmarès a également bondi. De +32% précisément par rapport à l’an dernier mettant un terme à trois années consécutives de tassement des surperformances. Toutes catégories géographiques confondues, l’alpha délivré par les gérants actions des sociétés de ce palmarès atteint le niveau moyen de 1,88%, soit 22 points de base de plus, indique l’étude. En outre, la fréquence d’obtention de l’alpha et de diffusion sur une bonne partie des gammes des gestionnaires a également progressé sur un an. Elle passe en moyenne à 34,97%, contre un score de 28,57% lors de la précédente édition.
Quel type d’établissement est parvenu à tirer le mieux son épingle du jeu ? Les données d’Europerformance qui distinguent les assets managers spécialisées – indépendants ou appartenant à un groupe bancaire - des sociétés de gestion filiales de compagnies d’assurances ou encore de réseaux bancaires, consacrent les sociétés de gestion « spécialisées ». Avec une fréquence d’alpha de 51,28 % et surtout, un alpha moyen de 2,34 %, elles font mieux globalement que les sociétés de gestion dans le giron des assureurs – avec une fréquence d’alpha de 35,51 % et un alpha moyen de 1,72 % - ou les sociétés de gestion des réseaux bancaires - dont la fréquence d’alpha s’est fixée à 26,84 % et l’alpha moyen à 2,04 %. Logiquement, les assets managers trustent les premières places : ils sont ainsi huit parmi les dix premiers !
Voilà pour les données d’ensemble. Dans le détail, le classement de l’Alpha League Table 2016 met en évidence un vainqueur, Comgest, au dessus du lot, avec une fréquence d’alpha et un alpha moyen très élevés de 87,76 % et 4,20 % respectivement. La société de gestion passe devant DNCA Finance qui l’avait devancée l’an dernier. A la troisième place, Sycomore fait une apparition remarquée. Il s’agit de l’un des 6 nouveaux « élus » du classement 2016, dont quatre nouveaux gestionnaires - Martin Maurel, Etoile Gestion et Ecofi Investissements - figurent parmi les dix premiers. A noter un peu plus loin deux nouvelles arrivées : celles de Meeschaert Asset Management à la 12ème place et de Neuflize Obc Investissements à la 24ème place.
Certaines progressions sont également significatives et méritent d’être soulignées. C’est le cas d’Oddo Meriten Asset Management qui retrouve la 6ème place et améliore son classement de six places par rapport à l’an dernier – déjà en progression de cinq places. Tout aussi remarquable, la progression de cinq places de La Banque Postale Asset Management lui a permis de finir au 11ème rang cette année. Au 17ème rang, Agicam a gagné cinq places par rapport à l’an dernier.
Enfin, à la 18ème place, Amundi Asset Management conserve son classement de l’an passé, note l’étude. Le champion français affiche cependant des résultats en hausse significative par rapport à l’an passé, notamment sa fréquence d’alpha.
Du côté des reculs, ceux de DNCA, de SMA Gestion ou de Lazard Frères Gestion qui perdent une place sont pour le moins limités. Aucun ne quitte d’ailleurs le Top 10… A la septième place, State Street GA France marque un repli plus marqué par rapport à la précédente édition. Il perd trois places. En fait, les glissements dans le classement sont surtout ceux des sociétés de gestion des assureurs et des réseaux bancaires. Dans la première catégorie, Federis Gestion d’Actifs pointe au 13ème rang après une perte de sept places. « Le gestionnaire affiche pourtant des résultats solides avec un alpha moyen comparable à celui de l’an passé, à 1,11%, et une fréquence d’alpha à 52,56% », relève l’étude. Groupama Asset Management perd également 4 places et se classe respectivement 25ème, « malgré une fréquence d’alpha en hausse sur un an ». Axa Investment Managers, 7ème l’an passé, et dont la concentration des bons résultats sur un nombre limité de fonds s’est encore accrue cette année, figure désormais à la 28ème place. En ce qui concerne les filiales de réseaux bancaires, Natixis Asset Management, a perdu quatre places, et pointe au 15ème rang. Quant à la société de gestion CM CIC Asset Management, elle perd cette année 6 places. A la vingtième place, BNP Paribas Asset Management est dans un cas de figure à peu près semblable : l’enseigne recule de 11 places malgré un alpha qui progresse de manière significative à 1,72%.Il convient cependant de noter que la profondeur des gammes que proposent ce type d’établissements généralistes est un point faible dans le cadre de l’étude. Mais les reculs au classement peuvent aussi concernés des assets managers spécialistes. A l’image de CPR Asset Management qui se classe 22ème après avoir perdu 14 places.
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