L’Allemagne et les pays nordiques renforcent leur attractivité
Alors que Londres et Paris ont dominé le marché de l’investissement immobilier européen en 2011, les investisseurs veulent diversifier leur exposition
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Violaine Le Gall
En 2011, les marchés londonien et parisien ont une nouvelle fois concentré les investissements immobiliers en Europe. 13,6 milliards d’euros ont été investis dans les quartiers d’affaires londoniens et 11,1 milliards dans les secteurs de bureaux parisiens, contre 10,4 milliards au total pour l’ensemble des quatre principales villes allemandes.
Mais Londres et Paris pourraient perdre de leur attractivité cette année. D’abord, les taux de rendement, de 4% outre-Manche et de 4,7% à Paris sont inférieurs à ceux offerts dans d’autres métropoles européennes. Ensuite, les investisseurs estiment que le risque sur l’immobilier commercial est très faible en Allemagne et dans les pays nordiques, et plus élevé en France, au Royaume-Uni et surtout dans les pays périphériques, d’après l’enquête annuelle réalisée par l’Inrev, l’association des fonds immobiliers non cotés. Parallèlement, le taux de rendement interne sera meilleur en Allemagne et dans les pays scandinaves, d’après les investisseurs interrogés par l’Inrev.
Dans ce contexte, 70% des investisseurs souhaitent relever leur exposition sur les marchés allemands et scandinaves. Ils sont 50% à vouloir augmenter leur allocation sur la France et moins de 40% sur le Royaume-Uni. Dans l’Hexagone, les investisseurs devront en effet attendre avant de réaliser des gains en capital. Les valeurs vénales des bureaux en Ile-de-France devraient rester stables en 2012 et 2013, tandis que le rendement locatif sera stable, autour de 6%, d’après BNP Paribas Real Estate. La correction serait donc bien plus modérée qu’en 2008 et 2009, années durant lesquelles le rendement en capital avait été négatif.
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