L’affaire Madoff coûtera 500 millions aux OPCVM français
L’AMF a précisé que 8% seulement de ce risque touche le grand public. Toutes les sociétés concernées devront communiquer
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Alexandre Garabedian
Calmer le jeu. L’Autorité des marchés financiers s’est efforcée hier d’éteindre l’incendie qu’elle a elle-même contribué à allumer, en apportant des précisions bienvenues sur les conséquences, pour les petits épargnants français, de l’affaire Madoff. Elle a aussi mis en ligne une liste de questions/réponses destinées à rassurer le grand public.
Tous comptes faits, l’AMF estime à 500 millions d’euros l’exposition des OPCVM de droits français à la gigantesque fraude du financier américain. Il ne s’agit pas d’un risque direct, mais d’une exposition à travers des fonds de droits luxembourgeois et irlandais que l’Autorité ne cite pas. Il s’agit en l’occurrence des fonds Luxalpha, géré par UBS, et Thema Fund International, de droit irlandais.
Sur ces 500 millions, 40 millions d’euros investis par des particuliers «lambda» sont en risque, ce qui relativise l’impact de l’affaire pour la veuve de Carpentras. Le gros des OPCVM exposés, 92% en montant, a été commercialisé soit auprès d’une clientèle privée fortunée (66%) soit auprès d’investisseurs institutionnels (26%).
«L’AMF a demandé à toutes les sociétés de gestion dont les fonds sont concernés de prévenir sans délai leurs clients de façon individuelle et de diffuser également l’information sur leur site internet», précise l’autorité. Certaines n’ont pas attendu, comme Fortis IM, ou encore Neuflize OBC, dont le fonds Optirisk n’est pourtant exposé qu’à hauteur de 200.000 euros à Luxaplha. Rothschild & Cie Gestion a aussi averti ses clients, et pour cause: l’un de ses FCP, Elite, compte 22,8% de son actif investi dans Luxalpha, soit 10 millions d’euros environ, et la société a décidé le 16 décembre de geler le rachat des parts.
D’autres sociétés s’apprêtaient hier soir à sortir du bois. VP Finance, par exemple, dont le fonds VP Alternatif était exposé fin novembre à hauteur de 9,8% de son actif net à Luxalpha – soit à peine plus d’un million d’euros. Une simple recherche sur Internet suffit d’ailleurs à mesurer le degré de diffusion de ce fonds luxembourgeois, souvent pour des montants très modestes. On le retrouve dans des fonds de fonds commercialisés, par exemple, par Meeschaert ou Marignan, selon les derniers rapports mensuels de gestion publiés par ces sociétés. Thema Fund, lui, semble avoir été moins diffusé dans des fonds de fonds français.
Le ministère de la Planification et du Budget a dévoilé vendredi les grandes lignes du « Fonds du futur », un véhicule d'investissement stratégique destiné à recycler les recettes fiscales « exceptionnelles » générées par le supercycle des semi-conducteurs et de l'intelligence artificielle.
Anthropic pourrait déposer son dossier d’IPO dès la fin du mois, pour devancer son rival OpenAI. Il affirme qu’il pourrait égaler ou dépasser le montant de l'introduction record de SpaceX.
La boutique norvégienne Norselab Credit Management lance son quatrième fonds en moins de quatre ans, étendant sa plateforme crédit aux secteurs du shipping (transport maritime), des services pétroliers et de l’exploration-production, selon HedgeNordic. Norselab Shipping & Energy démarre avec 1 milliard de couronnes norvégiennes (NOK) de capital engagé apporté par la famille Odfjell, dont la fortune a été bâtie via des sociétés telles qu’Odfjell Drilling et Odfjell Technology.
Les indices PMI flash montrent une légère accélération de la croissance en août, surtout portée par le rebond manufacturier, en dépit du Moyen-Orient et de la canicule en Europe. L’emploi se reprend tandis que les pressions sur les prix s’apaisent.
La Corée du Sud n'est plus un simple sous-traitant de l'électronique grand public, mais un maillon structurellement indispensable, et difficilement substituable, de l'infrastructure mondiale de l'intelligence artificielle.
Confiante après un bon démarrage 2026, la branche assurance du Crédit Agricole s’est mise en quête de nouveaux relais de croissance. Le lancement fin juillet d’une nouvelle entité baptisée Insurance Partners doit notamment lui permettre de développer les activités hors groupe et hors banque à l’international.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Face au fléau des graffitis qui enlaidissent Paris et qui coûtent 7 millions d’euros par an, le nouvel édile socialiste, héritier d’une mairie divisée entre indulgence et répression, hésite encore
Le candidat Renaissance à l’élection présidentielle a été ciblé par au moins quatre opérations de désinformation venues de l’étranger en deux semaines.
SERIE D’ETE. Deux droites, une même étiquette, mais parlent-elles vraiment la même langue ? Entre Les Républicains français et le Parti républicain américain, les lignes bougent, se croisent et parfois s’opposent