L’administration Biden contrainte de retirer l’obligation vaccinale dans les grandes entreprises
Joe Biden a été contraint de tourner casaque. L’administration du président américain a formellement retiré mardi l’obligation de vaccination dans les entreprises de plus de 100 employés, prenant acte du veto émis par la Cour suprême des Etats-Unis. Il avait annoncé en septembre dernier vouloir rendre la vaccination obligatoire pour les employés de grandes entreprises, du secteur médical et les fonctionnaires fédéraux.
L’Agence pour la santé et la sécurité au travail (Osha) américaine a annoncé ce retrait dans un court communiqué - sans mentionner la décision de la haute Cour qui ne lui laissait guère le choix. Une manière de refaire du vaccin un choix individuel, et non plus une obligation collective. Néanmoins, elle a précisé « encourager vivement les employés à se vacciner contre les dangers permanents posés par le Covid-19 sur le lieu de travail ».
Et de fait, aux Etats-Unis, où le virus a fait plus de 870.000 morts, seulement 63% de la population est totalement vaccinée en raison de fractures politiques très marquées sur la question. Au pays des libertés individuelles, la décision décision du président démocrate décision avait immédiatement été dénoncée comme un abus de pouvoir par les élus républicains et par une partie du monde économique, qui avaient saisi la justice.
Le 13 janvier, la Cour suprême leur a donné raison en ce qui concerne les quelque 84 millions de personnes employées dans des grandes entreprises. Elle a en revanche validé l’obligation de vaccination pour les employés des structures de santé bénéficiant de fonds fédéraux. Mardi, les élus républicains se félicitaient du retrait de la mesure. «L’administration Biden se plie à la réalité et respecte finalement la Constitution», a tweeté le sénateur Josh Hawley.
Maintenant, les nombreuses grandes entreprises qui ont déjà commencé à appliquer ces mesures vont devoir réadapter leurs réglementations. De nombreuses sociétés financières ont repoussé leurs plans de retour au bureau et encouragé leur personnel à se faire vacciner, mais en évitant les mandats de vaccination pour des raisons juridiques. Mais certaines, en s’appuyant sur le projet de texte présidentiel, ont déjà imposé l’obligation vaccinale à leurs salariés pour revenir au bureau, après de longues périodes de confinement et de télétravail destinés à freiner la pandémie de Covid-19. Dont plusieurs grandes banques de Wall Street comme JPMorgan, Goldman Sachs, Morgan Stanley et JPMorgan Chase, Citigroup allant jusqu’à annoncer le futur licenciement de ses salariés non-vaccinés.
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