L’activité du private equity va se renforcer des deux côtés de l’Atlantique
L’optimisme s’affirme pour les acteurs européens et nord-américains du private equity, si l’on en croit les résultats de l’étude de Duff & Phelps et Mergermarket qui vient d’être publiée. Réalisée à partir d’entretiens menés fin 2010 avec une cinquantaine de responsables du capital-investissement, l’étude montre que 88% des répondants en Europe (et 68% en Amérique du Nord) tablent sur une augmentation «modérée ou importante» de leur activité sur leurs marchés respectifs au cours des 12 prochains mois.
Les secteurs de la santé et de l’énergie ressortent comme les plus attrayants des deux côtés de l’Atlantique d’ici 12 à 24 mois. Les acteurs nord-américains misent ensuite sur les biens de consommation et les technologies de l’information, tandis que les intervenants européens privilégient les biens d’équipement, la chimie ou la défense. «Le rôle central que devrait jouer à l’avenir le capital-investissement sur le marché des fusions et acquisitions en Europe tient au fait que les introductions en Bourse, du moins pour les PME, restent rares dans la région et qu’un vendeur peut ainsi monétiser son capital, d’autant plus que les acheteurs du private equity sont prêts à payer une prime élevée pour prendre le contrôle majoritaire d’une société», commente Philippe Nataf, managing director de Duff & Phelps.
La moitié des personnes interrogées outre-Atlantique estime que les meilleures opportunités se trouveront sur leur marché domestique, tandis que l’autre moitié mise sur l’Asie-Pacifique. Les acteurs européens citent à 58% l’Amérique du Nord, à 25% le Vieux Continent et à seulement 17% l’Asie-Pacifique. La très grande majorité des répondants (96% en Amérique du nord et 83% en Europe) envisage de procéder à de nouveaux investissements en 2011, dans des entreprises de croissance pour les trois quarts d’entre eux. Les situations de retournement sont mentionnées par 48% des acteurs européens mais par seulement 21% de leurs homologues nord-américains.
Les conséquences de la crise financière se font encore sentir à travers un recours à la dette qui devrait demeurer limité. 52% des répondants outre-Atlantique (et 45% en Europe) estiment ainsi que «les financements en capital représenteront plus de la moitié du prix d’achat des transactions annoncées d’ici fin 2011», alors que ce mode de financement représentait seulement 10 à 15% du total avant la crise.
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