L’action de la Fed semble inefficace pour relancer le crédit
Alexandre Bourgeois, chef économiste adjoint chez Natixis
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
L’Agefi : Les programmes d’achats de titres annoncés par la Fed la semaine dernière seront-ils suffisants pour relancer le crédit aux Etats-Unis ?
Alexandre Bourgeois : Ces programmes ont eu pour vertu majeure de faire baisser significativement les taux d’intérêt (-50 pb sur les taux publics à 10 ans par exemple), donc de réduire le coût du crédit. Toutefois, on sait bien que le problème du crédit aux Etats-Unis est double et concerne la demande de fonds au moins autant que l’offre. En effet, après avoir vu leur taux d’endettement progresser très fortement entre 2002 et 2008, les ménages américains souhaitent désormais se désendetter. L’action de la Fed semble donc inefficace pour relancer le crédit.
Une action similaire est-elle nécessaire de la part de la Banque centrale européenne ?
D’une part, le cadre institutionnel européen est moins souple que son homologue américain. Il est ainsi spécifié clairement dans les statuts de la BCE que l’acquisition directe de dette publique des Etats membres est interdite. D’autre part, concernant des achats de titres privés, se pose la question des risques que peut (ou non) accepter la BCE. En outre, il n’est pas évident de financer directement les entreprises, en passant au-dessus des banques, alors que l’économie européenne est très fortement intermédiée. Si on en croit les membres de la BCE, les inconvénients d’une telle politique paraissent aujourd’hui encore trop importants au regard des avantages (baisse des taux de marché, meilleur financement de l’économie...). Et ce d’autant plus que, comme dans le cas américain, la demande de crédit ne cesse de reculer en Europe.
Le groupe sud-coréen a relevé son objectif de redistribution au-delà de 50% de sa génération de trésorerie sur trois ans, anticipant le calendrier qu'il s'était fixé fin 2024. Il revendique ainsi la plus importante annulation d'actions propres de l'histoire pour une société cotée à Séoul.
Les marchés actions asiatiques ont enregistré mercredi leur pire séance depuis fin juillet, dans le sillage de Wall Street, affectés par la chute des valeurs du secteur des semi-conducteurs et les tensions sur les marchés de taux.
Le rachat de la banque régionale américaine sera finalisé ce jeudi 20 août. Avec cette opération, Santander entend changer d’échelle et rivaliser avec les géants du secteur.
Le lancement par Defiance ETFs du premier ETF américain dédié à la robotique humanoïde chinoise (CROB) met en lumière une domination désormais écrasante de Pékin sur ce marché naissant.
Un fournisseur d'équipements de production pour des studios de cinéma a été repris par ses créanciers après un défaut de paiement sur sa dette, a appris le Financial Times. La branche de crédit privé de BlackRock, HPS Investment Partners, ainsi que le spécialiste de la dette décotée Oaktree Capital, figurent parmi le groupe de créanciers ayant pris le contrôle la semaine dernière de MBS Group, selon des personnes proches du dossier. Les précédents propriétaires du groupe, Hackman Capital Partners et Affinius Capital, sont sortis du capital à l’occasion de cette opération, ajoutent ces sources. Hackman Capital et Affinius avaient racheté MBS en 2019 à Carlyle pour 650 millions de dollars.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
SERIE. Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés
SERIE. Pour l'Opinion, l'entrepreneur et investisseur français spécialiste des cryptomonnaies, fondateur de Ledger, s’est glissé dans la peau du locataire de l’Elysée. Il réduirait drastiquement et à grande vitesse la place de l'Etat dans tous les domaines non régaliens
SERIE D’ETE (3/5). Deux droites, une même étiquette, mais parlent-elles vraiment la même langue ? Entre Les Républicains français et le Parti républicain américain, les lignes bougent, se croisent et parfois s’opposent