L’accord d’Helsinki sur le collatéral de la dette grecque fait tache d’huile
Après la Finlande, l’Autriche, les Pays-Bas et la Slovaquie souhaitent à leur tour la mise en place d’un collatéral attaché aux prêts consentis à Athènes
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la rédaction
Helsinki a ouvert la boîte de Pandore. L’Autriche, les Pays-Bas et la Slovaquie souhaitent à leur tour la mise en place d’un collatéral attaché aux prêts consentis à Athènes si l’accord conclu entre la Finlande et la Grèce est approuvé par les pays de la zone euro. «Le modèle collatéral doit être ouvert à l’ensemble des pays de la zone euro. Nous allons voir si c’est le cas», a indiqué Harald Waiglen, porte-parole du ministère autrichien des Finances, dans les colonnes du Helsingin Sanomat.
Les trois pays à vouloir suivre la voie de la Finlande contribuent à hauteur d’environ 11% au plan de sauvetage de 109 milliards d’euros accordé à Athènes. La Finlande est parvenue à un accord avec la Grèce concernant le collatéral attaché aux prêts consentis par Helsinki à Athènes, ce qui devrait faciliter la mise en place d’une aide du pays nordique au plus endetté des membres de la zone euro.
La mise en place d’un collatéral ‑des actifs déposés en garantie lors d’un emprunt‑ à ses prêts était une condition sine qua non pour que la Finlande accepte de participer au plan d’aide à la Grèce. La coopération du pays à ce plan est considérée comme importante, non pas en raison de la taille de sa participation mais parce qu’il s’agit de l’un des six membres de la zone euro à bénéficier d’une note «AAA», la plus élevée possible.
Un représentant du gouvernement grec a toutefois prévenu que l’extension de cette option à d’autres Etats de la zone euro reviendrait à annuler les effets de l’aide d’urgence. Il a donc rapidement fait savoir qu’Athènes n'évoquait pas une telle éventualité avec d’autres pays que la Finlande.
«Nous ne discutons pas de cela», a-t-il indiqué à Reuters sous couvert d’anonymat. «Lancer de telles discussions reviendrait à annuler l’effet du plan de sauvetage.» Le ministre grec des Finances a refusé de commenter ces informations. «Si d’autres Etats membres de la zone euro demandent des collatéraux pour garantir leur contribution au deuxième plan de sauvetage, le montant des fonds disponibles s’amenuise, ce qui compromet le succès de cette nouvelle aide», commente Theodore Krintas d’Attica Bank. Marco Valli, économiste en chef de la zone euro chez UniCredit, estime de son côté que la multiplication des demandes «sape la crédibilité du plan d’aide».
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