«La zone euro reste une forte conviction, mais une pause dans la dynamique semble s’installer»

Alain Pitous, directeur des gestions diversifiées, deputy CIO Amundi
Bruno de Roulhac

- L’Agefi: Pourquoi avez-vous réduit l’exposition aux actions ?

- Alain Pitous: Les annonces de la BCE début juin ont surpris les investisseurs par l’ampleur des mesures, ce qui a permis à certains indices de franchir encore des plus hauts niveaux. Les annonces de la Fed, qui garde un discours très accommodant, ont suivi. Depuis début juin, nous avons réduit tactiquement notre exposition aux actions et notamment sur la zone euro et les actions américaines. La zone euro reste une forte conviction dans nos portefeuilles, mais une pause dans la dynamique semble s’installer. De même, nous avons réduit l’exposition sur les actions américaines dans la foulée des annonces de révision à la baisse de la croissance par le FMI, passant de 2,8% à 2%. Par ailleurs, les tensions en Irak mais aussi en Russie restent une menace à moyen terme bien qu’à court terme l’impact soit ponctuel d’une séance à l’autre.

- Quels actifs privilégiez-vous au sein de l’obligataire ?

- Le début de l’année 2014 a été marqué par des performances exceptionnelles sur les obligations d’Etats périphériques mais aussi par la baisse des taux des pays core de la zone euro et des Etats-Unis, à l’inverse du consensus. Dans ce contexte, la recherche de rendement garde tout son sens et nous restons surpondérés sur les obligations d’entreprises en privilégiant les émissions financières et le haut rendement pour profiter du portage. Le thème des obligations indexées sur l’inflation est aussi présent dans nos portefeuilles, les niveaux actuels ainsi que les anticipations ont atteint un point bas et une future remontée de l’inflation serait favorable.

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