La volatilité sur l’euro/dollar pourrait augmenter
L’Agefi : Vous attendez-vous à davantage d’interventions verbales des autorités sur les changes, en particulier sur l’euro/dollar ?
Laurence Boone : Au cours des prochains mois, on pourrait observer plus de volatilité sur l’euro/dollar, qui a évolué dans un intervalle assez resserré ces dernier mois. En effet, le marché des taux forward suggère que le billet vert pourrait continuer de se déprécier et nous voyons encore l’euro/dollar au-dessus de 1,50 à un horizon trois mois. C’est principalement les différences de politiques monétaires qui expliquent la tendance baissière du dollar vis-à-vis de l’euro : tant que la Fed restera susceptible de poursuivre sa politique d’assouplissement monétaire, qui est largement plus accommodante que celle de la zone euro, il y aura un biais à la baisse sur le dollar Au total, on risque de voir un peu plus de volatilité et de baisse du dollar, ce qui peut susciter plus d’interventions verbales, européennes notamment.
Comment voyez-vous évoluer le dollar/yen dans les six prochains mois ?
Le rapport avec le yen a évolué, et le taux dollar/yen subit les mêmes pressions que l’euro/dollar. Les taux japonais sont bas, mais comme ailleurs, et la politique monétaire japonaise, même accommodante, l’est moins qu’aux Etats-Unis : il y a ainsi une belle corrélation entre le taux de change et le spread Libor 3 mois dollar/yen qui n’a cessé de baisser depuis le début de l’année. En outre, le nouveau gouvernement semble moins concerné par l’appréciation du yen et affiche une attitude plutôt neutre vis-à-vis du change. Nous prévoyons un yen entre 95 et 100 d’ici la fin de l’année.
Plus d'articles du même thème
-
EDF se désengage des énergies renouvelables en Amérique du Nord
L’énergéticien français a conclu un accord avec KKR en vue de lui céder un portefeuille d’actifs d’une capacité nette totale de 5,6 gigawatts. -
Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
Les valeurs technologiques ont connu une nouvelle semaine difficile, notamment les semi-conducteurs en Corée. Elles restent néanmoins à des niveaux élevés et beaucoup d’investisseurs misent toujours sur le secteur. Mais les défis s’accumulent. -
La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
Même si les obligations indexées sur l’inflation ont pu connaître des périodes décevantes, comme entre 2010 et 2019, des investisseurs les ont intégrées dans leur allocation structurelle. -
«Nous continuons de penser qu’une hausse des taux Fed est probable»
Thomas Brulat-Aulan, directeur de la gestion taux listed assets chez Sienna IM. -
«Nous sommes restés à l’écart des émissions des hyperscalers»
Alexandre Stoessel, responsable gestion obligataire chez Scor IP -
«La hausse des marchés est portée par la croissance des résultats»
Thibault Dorlet, CFA, Senior Multi-Asset Portfolio Manager chez Candriam.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Mubadala Capital veut s’offrir Pierre & Vacances sous conditions très strictes
- Generali Investments renforce ses forces commerciales en France
- Léa Dunand-Chatellet prend la direction générale de Mirova
Contenu de nos partenaires
-
La Fabrique de l'OpinionPrésidentielle : les villes moyennes au cœur du récit national
Brice Soccol : « Ce n’est plus seulement l’opposition entre villes, péri-urbanité et campagnes qui structure la géographie électorale française, mais la capacité des territoires à offrir des perspectives de mobilité sociale, d’emploi et de qualité de vie » -
L'été sera chaudLe pays brûle, les candidats regardent ailleurs
Malgré l'ampleur de l'épreuve vécue par la quasi-totalité du pays, les prétendants à l'Elysée n'ont effectué que des ajustements à la marge de leur campagne. Le débat n'a pas dépassé le stade de savoir s'il fallait climatiser le pays -
Vieux démonsAprès l'accord israélo-libanais, le spectre d'une occupation israélienne sans fin du Liban
Israël et le Liban ont signé un accord historique à Washington, mais son application dépend d'un improbable désarmement du Hezbollah