La volatilité sur l’euro/dollar pourrait augmenter
Laurence Boone, chef économiste France chez Barclays Capital
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
L’Agefi : Vous attendez-vous à davantage d’interventions verbales des autorités sur les changes, en particulier sur l’euro/dollar ?
Laurence Boone : Au cours des prochains mois, on pourrait observer plus de volatilité sur l’euro/dollar, qui a évolué dans un intervalle assez resserré ces dernier mois. En effet, le marché des taux forward suggère que le billet vert pourrait continuer de se déprécier et nous voyons encore l’euro/dollar au-dessus de 1,50 à un horizon trois mois. C’est principalement les différences de politiques monétaires qui expliquent la tendance baissière du dollar vis-à-vis de l’euro : tant que la Fed restera susceptible de poursuivre sa politique d’assouplissement monétaire, qui est largement plus accommodante que celle de la zone euro, il y aura un biais à la baisse sur le dollar Au total, on risque de voir un peu plus de volatilité et de baisse du dollar, ce qui peut susciter plus d’interventions verbales, européennes notamment.
Comment voyez-vous évoluer le dollar/yen dans les six prochains mois ?
Le rapport avec le yen a évolué, et le taux dollar/yen subit les mêmes pressions que l’euro/dollar. Les taux japonais sont bas, mais comme ailleurs, et la politique monétaire japonaise, même accommodante, l’est moins qu’aux Etats-Unis : il y a ainsi une belle corrélation entre le taux de change et le spread Libor 3 mois dollar/yen qui n’a cessé de baisser depuis le début de l’année. En outre, le nouveau gouvernement semble moins concerné par l’appréciation du yen et affiche une attitude plutôt neutre vis-à-vis du change. Nous prévoyons un yen entre 95 et 100 d’ici la fin de l’année.
La banque centrale japonaise devrait relever ses taux en septembre et probablement encore avant la fin de l’année. Mais le différentiel de taux continue de peser sur le yen qui a annulé la moitié de l’effet de l’intervention conjointe avec les Etats-Unis.
Dans le sillage de l’expansion accélérée de l’IA, le boom des data centers ouvre un nouveau champ de risques et d’opportunités pour les assureurs. Encore naissant, le marché de l’assurance des centres de données est déjà en train de se transformer et pourrait rapidement atteindre la taille du marché de l’assurance cyber.
Lucid Motors peine à sortir de l’ornière, contrairement à Rivian. Tesla est pénalisé par ses énormes investissements, tandis que General Motors se désengage de ce segment de marché.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Emmanuel Macron, Président sortant, et Raphaël Glucksmann, candidat entrant, jurent qu’ils n’ont pas participé aux reportages de Paris Match sur leurs vacances
Sommé par les oppositions et les pompiers d’augmenter les moyens de lutte contre les feux de forêts, le chef du gouvernement se déplace lundi en Gironde pour parler reconstruction après l’incendie de Saumos
De plus en plus de Français aident au quotidien un parent ou un proche en perte d’autonomie tout en ayant un emploi. Cela coûte cher aux entreprises, qui commencent à s’y adapter