La volatilité des marchés actions devrait progresser au second semestre
Après avoir affiché une relative indifférence aux chocs exogènes, les investisseurs pourraient devenir plus nerveux durant les semaines à venir
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Daniel Roy, Credit Suisse
La volatilité, implicite comme réalisée, des indices actions s’est apaisée avec une relative régularité durant les six premiers mois de l’année, crises géopolitiques et catastrophes naturelles ne modérant que ponctuellement ce mouvement. Cette tendance résulte de l’attribution gratuite de deux «puts», ou options de vente, aux investisseurs. D’un coté, la Reserve fédérale démontrait un soutien inconditionnel à l’activité économique et aux marchés financiers, grâce au second volet de son programme d’assouplissement monétaire. De l’autre, la détermination des institutions européennes à défendre l’Union monétaire contenait tout risque d’écroulement des systèmes de financement des pays périphériques.
Le programme de la Fed s’étant achevé fin juin, le premier appui est officiellement levé. Alors que les marchés tendent à corriger violemment dès que les investisseurs doutent de la résolution européenne, des tensions grandissantes sur la situation budgétaire américaine et sur les besoins en capitaux des banques viennent se surajouter. Il nous semble donc que la volatilité réalisée des marchés actions soit appelée à progresser durant les mois à venir. De plus, l’absence de tension constatée jusqu’alors sur les marchés émergents pourrait prendre fin.
Nous excluons toutefois un scénario d’ampleur catastrophique, le ralentissement macroéconomique récemment constaté étant assez similaire à celui observé lors des précédentes sorties de crise. S’il nous semble donc plus probable que la volatilité des indices actions, et plus particulièrement de l’Euro Stoxx 50, progresse dans les semaines à venir, nous reconsidérerons des stratégies vendeuses de volatilité une fois ce pic passé, possiblement à la fin du troisième trimestre.
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