La surchauffe de l’immobilier devient un enjeu au niveau mondial
Le FMI sonne l’alerte sur le risque immobilier. En 2013, 33 des 52 pays composant l’indice immobilier global calculé par le FMI ont enregistré une hausse des prix. Après avoir chuté de 15 points en deux ans après son point haut de 135 atteint en 2007, l’indice est depuis revenu à 125. Il masque de fortes disparités géographiques, les prix en Espagne, Italie et Grèce chutant à un rythme de 5% à 10% fin 2013, de même qu’en Inde et en Russie. Dans le même temps, Hong Kong, la Chine, le Brésil, la Turquie, les Etats-Unis, l’Australie et l’Allemagne affichent des hausses supérieures à 5%.
Pour évaluer l’accessibilité au marché, le FMI met en avant deux ratios comparant le niveau des prix aux revenus disponibles, ainsi qu’aux loyers. Or, ils «restent bien au-dessus de leurs moyennes de long terme dans une majorité de pays», notamment en Australie, Belgique, Norvège, Suède et au Canada. C’est également le cas du Royaume-Uni où la hausse a conduit à des ratios supérieurs de 27% et 38% à leurs moyennes historiques. Mais aussi en France où le marché est survalorisé d’environ 30%, alors qu’en Allemagne les ratios sont inférieurs d’environ 15% à leurs moyennes.
La correction du marché dans les pays périphériques a permis de rendre les prix plus accessibles, avec des ratios revenus à des niveaux légèrement supérieurs à leurs moyennes en Espagne. Aux Etats-Unis, si les prix ont rebondi, les deux ratios restent inférieurs de 13% pour le premier et à peu près en ligne pour le second à leur moyenne. «Ces facteurs spécifiques à chaque pays dans les cycles immobiliers ne peuvent appeler des réponses uniques», estime Min Zhu, directeur au FMI, qui prône la mise en place de mesures macroprudentielles au niveau local pour éviter une répétition du scénario de 2007.
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