La Société Générale reprend les activités titres de Capitalia
Le groupe affichera 2.700 milliards d’euros d’actifs conservés, dont un tiers en Italie. Il avait déjà racheté en 2006 la filière d’UniCredit
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Nouvelle acquisition pour la filière titres de la Société Générale en Italie. Son pôle SGSS (Société Générale Securities Services) vient d’annoncer le rachat des activités de conservation, compensation et administration de titres de Capitalia, cédées par UniCredit.
« Dans le cadre de ces activités, les actifs conservés s'élèvent à 102 milliards d’euros et les actifs administrés en Italie et au Luxembourg respectivement à 22 et 5 milliards d’euros », précisent la SocGen et UniCredit dans un communiqué commun. Le montant de la transaction devrait être révélé lors de la finalisation, prévue fin mars.
Cette acquisition est logique, la Société Générale ayant déjà racheté en 2006 la ligne métier titres d’UniCredit, à l’époque numéro deux de la conservation de titres dans le pays, un an avant que la banque italienne ne mette la main sur sa compatriote Capitalia. Logique, mais pas automatique. Lorsque UniCredit a choisi de céder les activités de conservation de sa filiale allemande HypoVereinsbank (HVB), c’est sur la société commune du Crédit Agricole et de Natixis, Caceis, que son choix s’est porté l’an dernier. La banque de La Défense s’est contentée, elle, de la partie administration de fonds.
Entretemps, la Société Générale a concrétisé à 95 % l’accord signé en 2006. Une opération lourde à mettre en œuvre dans un secteur gourmand en investissements informatiques et en main-d’œuvre. Fin janvier, la banque a finalisé l’un des gros volets de la transaction en reprenant l’administration des fonds de Pioneer, la filiale de gestion d’actifs d’UniCredit (130 fonds pour un encours de 90 milliards d’euros).
A l’issue de cette opération, SGSS détiendra près de 2.720 milliards d’euros d’actifs en conservation et environ 480 milliards d’euros d’actifs administrés. L’Italie s’affirme plus que jamais comme le deuxième marché du pôle derrière la France, avec, par exemple, sur la partie conservation, 800 milliards d’euros d’encours au compteur. Le groupe y emploiera 500 personnes, soit environ 10 % des effectifs de la filière titres.
Bear Stearns et Lehman Brothers ont été les conseillers financiers du groupe UniCredit, et Studio Legale Grimaldi e Associati son conseiller juridique. La Société Générale s’est principalement appuyée sur Rothschild et Norton Rose pour cette acquisition.
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