La Slovénie adopte une série de mesures pour éviter le recours à l’aide internationale
Permettre à la Slovénie de rester un Etat complètement souverain. C’est la justification avancée par le Premier ministre slovène, Alenka Bratusek, au dernier train de mesures de crise. Le taux de TVA sera relevé de deux points, à 22%, à compter du 1er juillet, ce qui devrait permettre de faire rentrer 250 millions d’euros par an dans les caisses de l’Etat.
Une solution privilégiée à l’imposition d’un «impôt de crise» progressif sur les salaires. Alenka Bratusek a cependant averti qu’elle devrait en arriver à cette extrémité si les syndicats ne s’entendent pas sur une réduction de 250 à 300 millions d’euros des dépenses du secteur public. Le gouvernement continue, par ailleurs, de négocier avec les syndicats au sujet d’une baisse des coûts salariaux dans la fonction publique, a-t-elle ajouté.
Un vaste programme de privatisations va également être engagé. Parmi les 15 sociétés nationales appelées à être privatisées figurent la deuxième banque du pays, Nova KBM Bank , le principal opérateur télécoms, Telekom Slovenia , la compagnie aérienne Adria Airways et l’opérateur de l’aéroport de Ljubljana. L’Etat ne conservera pas de minorité de blocage dans ces sociétés, a précisé le ministre des Finances Uros Cufer, en chiffrant à 1 milliard d’euros le produit des privatisations et des autres mesures. L’Union européenne, à laquelle appartient la Slovénie, presse Ljubljana d’ouvrir son économie encore contrôlée à 50% par l’Etat.
«La Slovénie est un avion qui perd de l’altitude et nous devons d’abord stabiliser cette altitude», a déclaré Uros Cufer. L’ex-République yougoslave doit mobiliser des ressources pour rester solvable et redresser son secteur bancaire, qui croule sous 7 milliards d’euros de créances douteuses en raison de la chute des exportations slovènes depuis la crise financière mondiale. Le déficit budgétaire doublera pratiquement à 7,8% du PIB cette année, contre 4% en 2012 mais le gouvernement de coalition tout juste installé compte le faire redescendre à 3,3% dès l’an prochain.
La semaine dernière, deux adjudications d’obligations souveraines ont permis au pays de lever près de 3 milliards d’euros, mais il lui faudra de nouveau solliciter les marchés avant le premier trimestre 2014 au plus tard.
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