« La Réserve fédérale pourrait amorcer la remontée des Fed funds en fin d’année »
Henri Delessy, économiste à La Banque Postale
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Tân Le Quang
L’Agefi: Au vu du stress accru dans le système financier et bancaire, un retour à une politique de taux traditionnelle en zone euro est-elle compromise cette année ?
Henri Delessy: La crise budgétaire dans la zone euro et la défiance qu’elle engendre à l’encontre des banques européennes devraient contraindre la BCE à maintenir plus longtemps ses soutiens exceptionnels à la liquidité bancaire, sans doute jusqu’en fin d’année. De même, l’horizon d’une première hausse du taux refi s’est éloigné (probablement pas avant mi-2011), d’autant plus que les perspectives de croissance en Europe restent très incertaines. Certes, l’environnement mondial devrait rester porteur et la baisse de l’euro sera un soutien important. Mais l’ampleur et la simultanéité des ajustements budgétaires pèseront sur la demande intérieure européenne, sur la consommation surtout. La BCE sera donc amenée à maintenir une politique monétaire durablement accommodante pour favoriser la réussite des consolidations budgétaires, un enjeu crucial pour les Etats jugés les moins solvables.
La poursuite du redressement de l’emploi américain peut-elle amener la Fed à relever ses taux ces prochains mois?
Certes, les créations d’emplois en mai ont été décevantes dans le privé mais les composantes «emploi» des enquêtes ISM restent bien orientées et la majorité des autres indicateurs d’activité américains aussi. Nous tablons donc sur une poursuite de l’amélioration du marché du travail et sur une consolidation de la reprise. La Fed pourrait en conséquence amorcer la remontée des Fed funds en fin d’année. Toutefois, si les turbulences financières dans la zone euro ne perdent pas en intensité d’ici l’automne, cette décision serait reportée.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable