La reprise des introductions en Bourse soutient les revenus d’Euronext

La société, qui a été mise en Bourse par ICE en juin, affiche un chiffre d’affaires en hausse de plus de 5% au deuxième trimestre 2014
Solenn Poullennec

Ayant tout juste repris son indépendance, la Bourse Euronext a vu son activité augmenter de 5% sur un an au second trimestre 2014. Alors qu’il affiche une marge d’Ebitda de 46,3%, le groupe assure qu’il va accélérer le rythme des économies. Le chiffre d’affaires de la Bourse, désormais sortie du giron d’ICE, est de 116,3 millions d’euros au deuxième trimestre, soit une hausse de 5,2% sur un an sur une base ajustée, c’est-à-dire en faisant l’hypothèse que le contrat que l’entreprise a signé avec la chambre de compensation LCH.Clearnet était en vigueur dès le début du deuxième trimestre de l’année 2013. Le cours de l’action du groupe rebondissait légèrement hier à 17,89 euros (contre un prix de 20 euros lors de l’introduction en juin).

Alors que le directeur général d’Euronext, Dominique Cerutti, veut faire de la Bourse «un centre majeur de levée de capitaux», les revenus ont été tirés par l’activité de cotation, dont le chiffre d’affaires a augmenté de près de 23% sur un an, à 19 millions d’euros. Au cours du premier semestre, 8 grandes entreprises et 25 PME-ETI se sont introduites en Bourse –levant 6,5 milliards d’euros– contre 10 entreprises sur la même période l’année dernière. Le groupe assure que «les opérations prévues pour le reste de l’exercice confirment cette tendance positive».

Euronext souligne que ses revenus ont été également tirés par les activités de négociation au comptant. Le chiffre d’affaires a progressé de 11% sur un an au deuxième trimestre à 40 millions d’euros. Cette augmentation résulte d’une augmentation des volumes, mais aussi d’un nouveau système de commissions mis en en place en février 2014. Si l’activité de la branche de données de marché et indices a aussi progressé, le chiffre d’affaires issu des marchés dérivés a pâti d’une moindre volatilité et d’une baisse des volumes pour les dérivés actions (de 15%). Il a chuté de près de 17% sur un an à 10,4 millions d’euros au deuxième trimestre. Cela s’est logiquement ressenti sur les revenus de l’activité de compensation.

La marge d’Ebitda était de 58 millions d’euros au deuxième trimestre, à 46,3% (contre 43,5% il y a un an, sur une base ajustée). Euronext se dit prêt à réaliser plus tôt que prévu les 60 millions d’euros d’optimisation et d’économies qu’il avait planifié pour les trois ans à venir. Le résultat opérationnel avant éléments exceptionnels est ressorti à 54 millions d’euros au deuxième trimestre.

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