«La prime de valorisation du marché nord-américain sur le marché européen se justifie»
Jean-Antoine Breuil, gérant à La Française AM
Publié le
Bruno de Roulhac
- L’Agefi : Pourquoi êtes-vous plus optimistes sur les marchés américains que sur les Bourses européennes ?
- Jean-Antoine Breuil: Nous considérons que la prime de valorisation du marché nord-américain sur le marché européen se justifie actuellement en raison de plusieurs éléments. Tout d’abord, le différentiel de croissance macroéconomique. Ensuite, le calendrier et le montant du tapering indiqué par la Fed n’est plus un facteur d’incertitude. Enfin, les niveaux de croissance attendus des résultats des entreprises aux Etats-Unis en 2014 (+10%) nous semblent réalisables. Nous ne voyons pas de risque spécifique de révision en baisse de la part du consensus, au regard des publications actuelles du quatrième trimestre 2013 que nous jugeons de bonne qualité. A l’inverse, nous nous attendons à ce que le consensus des résultats 2014 des sociétés européennes révise à la baisse sa prévision positive de 13% à environ 8-9% compte tenu des résultats mitigés du quatrième trimestre 2013 publiés à ce jour et de la poursuite des dérèglements des changes émergents, malgré les interventions de quelques banques centrales (Afrique du Sud, Inde, Turquie…).
- Les perspectives des entreprises pour 2014 vous incitent-elles à plus de prudence sur les actions ?
- Nous restons globalement confiants sur la classe actions. Nous continuons de penser que le risque de crise des changes, avec son impact sur les valeurs liées aux émergents, ne sera pas encore évacué sur le premier semestre 2014, en raison des déséquilibres des balances courantes. Il convient donc de continuer de privilégier début 2014 les modèles de croissance plus domestique en Europe.
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