La présidentielle déterminera l’avenir de la politique monétaire américaine
Outre le volet fiscal, l’élection présidentielle américaine, qui livrera ses résultats demain, va également dessiner l’avenir de la politique monétaire de la Réserve fédérale. En ligne de mire: les choix à la succession de Ben Bernanke dont le mandat prend fin le 31 janvier 2014 et qui ne devrait pas, selon des sources concordantes, concourir à un nouveau mandat.
En cas de réélection de Barack Obama à la Maison Blanche, le nom de Janet Yellen, vice-présidente du comité de politique monétaire de la Fed considérée comme un de ses membres les plus «dovish» (accommodant) est la plus fréquemment citée pour succéder à Ben Bernanke. Le New York Times évoque également Lawrence Summers, ancien secrétaire au Trésor sous Bill Clinton et qui a été, en tant que directeur du National Economic Council au début du mandat de Barack Obama, l’un des architectes du plan de relance de 2009 et du sauvetage de l’industrie automobile.
Côté républicains, les noms cités en cas d’élection de Mitt Romney sont ceux de Glenn Hubbard, prédécesseur de Ben Bernanke au poste de président du conseil économique de Georges W. Bush et actuellement conseiller de campagne de Mitt Romney, ainsi que Gregory Mankiw, également conseiller économique sous Georges W. Bush. Mais aussi, John B. Taylor, sous-secrétaire au Trésor sous Georges W. Bush et auteur de la fameuse «Règle de Taylor» établissant un niveau de taux directeur compatible avec l’objectif d’inflation.
Or, Deutsche Bank souligne «l’écart abyssal existant actuellement entre Janet Yellen du côté des colombes et John Taylor du côté des faucons». Dans ce contexte, Natixis estime qu’«une victoire de Barack Obama ne changerait pas grand-chose pour les perspectives sur les taux longs», profitant actuellement de la politique ultra-accommodante conduite par la Fed. Même constat pour l’éventuelle nomination de Greg Mankiw ou Glenn Hubbard, dont les positions semblent assez proches de celles de Ben Bernanke.
En revanche, la nomination de John Taylor pourrait faire frémir les marchés obligataires. Natixis évoque, dans ce scénario, un durcissement rapide du ton de la Fed et précise que «la seule évocation de la remise en cause d’un des instruments actuels de politique monétaire provoquerait techniquement, et via le jeu des anticipations, une très forte hausse des rendements». Le taux à 10 ans se maintenait hier autour de 1,70%, malgré les risques de fiscal cliff.
Plus d'articles du même thème
-
Les ETF actifs atteignent un nouveau record d’encours à 2.560 milliards de dollars
Quelque 1.019 ETF actifs, commercialisés par 253 sociétés différentes, ont été lancés au cours des six premiers mois de 2026. -
Vodafone réjouit les investisseurs en relevant ses prévisions
L’opérateur télécoms britannique a publié des résultats supérieurs aux attentes et relevé ses objectifs annuels après la montée au capital de l’africain Safaricom. Une bonne nouvelle pour son nouvel actionnaire de référence Xavier Niel. -
Le crédit poursuit sa bonne dynamique en zone euro
Les prêts aux entreprises non financières ont continué sur leur lancée en rythme annuel avec +4% en juin comme en mai, tandis que les prêts aux ménages ont progressé au rythme de 3% sur un an pour le septième mois de suite. -
Le taux d’opposition des gérants en assemblée générale reste élevé
Pour la saison 2026, BNPP AM s’est opposé à 31% des résolutions et la Caisse des dépôts à 36%. Rémunérations et nominations d’administrateurs demeurent les résolutions les plus à risque. La France tire toujours la gouvernance mondiale vers le haut. -
Le fabricant de puces chinois CXMT s'envole pour ses débuts en Bourse
L'action a été multipliée par près de six, portant sa capitalisation boursière à plus de 428 milliards d'euros, au-dessus de celle du géant bancaire ICBC. -
Raphaël Zenou rejoint Natixis IM pour développer les ETF
Natixis Investment Managers recrute un ancien d’Amundi et Lyxor pour développer sa stratégie ETF à Paris.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- Mirova négocie la cession de son pôle private equity à Jolt Capital
- La gestion d'actifs sauve tout juste les résultats de Lazard
- Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- Nicolas Calcoen rejoint le conseil d’administration de Victory Capital
- BNP Paribas collecte 6 milliards d’euros en gestion d’actifs au deuxième trimestre 2026
Contenu de nos partenaires
-
Ambassadeur convoqué pour « ingérence » : ce qu’il faut savoir des tensions diplomatiques entre la France et l’Iran
Téhéran a dit lundi avoir convoqué l’ambassadeur de France après l’arrestation de deux diplomates accusés d’avoir « interféré dans les affaires intérieures » de l’Iran. -
IdentitésLe nouvel usage du monde
« Pendant plusieurs décennies, les démocraties occidentales ont raisonné en termes d’efficacité économique. Les chaînes logistiques devaient être optimisées, les stocks réduits, les flux tendus généralisés. La géopolitique apparaissait comme une variable secondaire. Désormais, c’est l’inverse » -
L'amour du risquePourquoi la Corée du Nord pourrait envoyer 30 000 soldats de plus en Ukraine
Selon le président Zelensky, Pyongyang aurait accepté de fournir de nouveaux contingents d'hommes pour suppléer l'armée russe