La Place de Paris renforce son poids dans les opérations en renminbi
Paris s’impose comme le centre financier de référence dans les échanges en renminbi (RMB) au sein de la zone euro. Le lancement hier de la cotation sur le marché réglementé d’Euronext des obligations émises en juillet par Bank of China (BoC) à Paris pour un montant de 2 milliards de yuans (250 millions d’euros), a également été l’occasion de la signature d’un accord de coopération stratégique entre la banque chinoise et la Bourse. Il vise notamment à «faciliter la venue des entreprises chinoises en Europe pour se financer, investir et pour leurs opérations de trading sur les matières premières», précise ainsi Euronext.
Des grandes entreprises chinoises mais également de plus en plus de PME pourraient ainsi souhaiter s’offrir une cotation en Europe.
Dans le cadre de cette coopération renforcée, Paris Europlace a officialisé hier la désignation de BoC comme la banque officielle de compensation et de règlement des transactions en RMB offshore à Paris. Ce qui «va permettre d’élargir et accélérer l’offre de produits de la place de Paris, au service de la zone euro et des échanges entre les pays d’Afrique et la Chine», selon Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace. Si Londres reste le premier centre offshore des opérations en devise chinoise, avec un montant de 10 milliards de yuans, les émissions obligataires d’entreprises françaises en RMB réalisées par notamment Air Liquide, BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, Lafarge, Renault, la Société Générale, Total, ou Veolia, sont deux fois plus élevées que les émissions britanniques.
Dans le cadre de l’accord signé le 27 mars lors de la visite à Paris du Président chinois Xi Jinping, BNP Paribas IP et Carmignac ont été les premiers établissements institutionnels en France et en zone euro à se voir accorder un quota RQFII de 80 milliards de yuans pour réaliser des investissements en Chine. Les autorités chinoises ont même précisé à l’occasion de la visite hier à Paris du vice-premier ministre Ma Kai, qu’il «pourra être augmenté selon les besoins».
Une licence qui «permettra à BNPP IP de proposer à ses clients un tout nouvel accès à l’internationalisation des marchés financiers chinois, notamment aux actions A et aux obligations onshore libellées en RMB» qui «offrent des rendements attrayants et de solides qualités de signature», a indiqué la filiale de la BNP Paribas, qui détient déjà depuis 2004 une licence QFII. De son côté, Carmignac s’est félicité de cette nouvelle, apprise par voie de communiqué.
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