La méfiance à l’égard des rachats transfrontières prend une ampleur inédite
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
A ce niveau de défiance, c’est du jamais vu : trois pays de tradition libérale, les Etats-Unis, la Grande Bretagne et les Pays-Bas, rivalisent d’idées pour freiner les rachats transfrontières visant leurs champions nationaux.
Le ministre des Finances néerlandais Jeroen Dijsselbloem, par ailleurs président de l’Eurogroupe qui rassemble ses collègues de la zone euro, vient d’appeler à bloquer les opérations de fusions & acquisitions « contraires à l’intérêt national ».
Ce sera d’ailleurs bientôt le cas dans le secteur des télécoms. Le raid interrompu de Kraft Heinz sur Unilever a fait des dégâts.
En Grande-Bretagne, où ce groupe anglo-néerlandais a son siège, son PDG Paul Polman a appelé à défendre les « cathédrales » nationales.
Les intérêts de toutes les parties prenantes à leur destin sont en jeu, selon lui, et pas celui des seuls actionnaires.
En Europe, ce discours est déjà populaire. A Londres, Mme May veut agir pour renforcer l’arsenal de défense des entreprises.
Et à Bruxelles, sur demande de Paris, Berlin et Rome, on y travaille aussi notamment pour enrayer les offensives provenant de pays n’assurant pas une réciprocité, comme la Chine.
On se doute que ce discours ne laisse pas indifférent dans l’Amérique « trumpienne ».
Un groupe bipartisan de sénateurs vient de déposer un projet de loi pour permettre au Comité sur l’investissement étranger, le fameux Cifus, de bloquer des opérations dans l’agro-alimentaire pour des raisons de sécurité.
Là encore, c’est la Chine qui est visée.
Naguère, Dominique de Villepin fut la risée du monde anglo-saxon pour avoir décrété la mobilisation contre Pepsi, soupçonné de convoiter Danone.
Aujourd’hui, l’ancien Premier ministre se sentirait moins seul.
Offrant aux restaurateurs indépendants des solutions fondées sur l’IA pour leur permettre de rivaliser avec les grandes chaînes, l’éditeur californien jusqu’ici financé par le capital-risque ouvre son tour de table à la branche alternative de Goldman Sachs.
En France et en Espagne, d’impressionnants incendies ont ravagé forêts, terrains agricoles et zones touristiques cet été, faisant flamber le coût des pertes économiques et assurées.
Le groupe français, désormais séparé d’Atos, vient d’obtenir son plus important contrat auprès d'EuroHPC, l'organisme européen chargé du calcul à haute performance. Un petit pas vers la souveraineté européenne dans l’IA.
Dans cette tribune pour L'Agefi, Emmanuel Millard, président de l’ICFOA et secrétaire général du groupe Endrix et Phu Dao-Le Flécher, maître de conférences à l’Université Evry Paris-Saclay et commissaire aux comptes reviennent sur les enjeux de la nouvelle réglementation française des cryptoactifs pour les entreprises.
Les forces américaines ont frappé deux rampes de lancement iraniennes sur l’île de Larak, et le président Donald Trump a également parlé d’attaques sur l’île de Kharg. Les Gardiens de la révolution affirment avoir riposté contre deux bases aériennes américaines en Jordanie.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Marine Le Pen sera au second tour : ce point n’est presque plus discuté, et c’est une donnée de départ pour tous les acteurs. Et Jean-Luc Mélenchon pourrait y être. C’est justement pour cela que la vraie question, du Parti communiste à Bruno Retailleau, n’est plus « qui battra Le Pen » mais « qui empêchera Mélenchon d'être en face d’elle ». Des familles politiques qui n’ont rien en commun convergent sur cette même obsession, signe que la digue se construit désormais autour de l'évitement d’un nom, plus que d’un projet.
Rappelons un fait essentiel de notre architecture institutionnelle qui semble pourtant être occulté aujourd'hui par à peu près tout le monde : c'est bel et bien à l'Assemblée nationale et non à l'Elysée que les lois sont votées