La gestion française s’européanise à grande vitesse
Les encours des fonds domiciliés hors France ont bondi de 20% l’an dernier, selon l’AMF.
Publié le
Amélie Laurin
L’AMF constate que les gestions tricolores se domicilient de plus en plus hors de France.
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PHB
Le Frog a encore du pain sur la planche. A l’heure où la Place de Paris cherche à améliorer la compétitivité des fonds français auprès des investisseurs internationaux, via le groupe de travail French Routes & Opportunities Garden, les sociétés de gestion tricolores optent de plus en plus pour une domiciliation hors de France. En 2015, leurs «OPC (organismes de placement collectif, ndlr) de droit européen ont vu leurs encours croître de 20% par rapport à 2014, pour s’élever à 272 milliards d’euros (contre 227 milliards en 2014)», indique l’Autorité des Marchés financiers (AMF) dans son dernier rapport sur le secteur, publié hier. En comparaison, les OPC de droit français ont progressé de 3,6% seulement, et les encours globaux de la gestion collective ont crû de 4,8%, à 3.458 milliards d’euros.
Du côté des fonds européens, essentiellement enregistrés au Luxembourg qui concentre plus d’un quart du marché des domiciliations, les FIA (fonds d’investissement alternatifs) ont dopé la croissance, avec un bond de 30,4 % en un an à 43 milliards d’euros, mais les OPCVM sont également restés très dynamiques, à +18,1% et 229 milliards d’euros. « Cette hausse va de pair avec l’augmentation du nombre de sociétés de gestion qui gèrent des OPC européens, qui passe de 116 à 127 entre 2014 et 2015 (+9,5%)», pointe l’AMF. Pour autant, la nationalité des véhicules d’investissement ne détermine pas celle de leurs souscripteurs.
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