Le Boston Consulting Group a dévoilé son 14e rapport dédié à la gestion d’actifs. Il met en avant les contre-performances caractérisant l’année 2015.
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Benjamin Poyet
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Alors que le volume d’actifs sous gestion avait habitué les observateurs à une croissance très soutenue, de 5% en moyenne chaque année entre 2008 et 2014, l’année 2015 apporte son lot de déception. Connaissant leur plus faible performance depuis la crise, les volumes n’ont crû que de 1% l’année dernière. En cause, l’absence de flux irriguant le secteur, les contre-performances des marchés financiers, et des coûts augmentant plus rapidement que les revenus pour les asset managers.
Les disparités géographiques illustrent la différence de dynamique entre les marchés. Si l’Asie voit ses volumes croître de 10%, son marché reste peu profond : 5 200 milliards de dollars d’actifs sous gestion, contre 19 600 milliards en Europe et 36 100 milliards en Amérique du Nord. L’Europe connait une croissance honorable, avec une hausse des volumes de 3%, et le plus gros marché outre-atlantique accuse une baisse de 1%.
L’étude dévoile une tendance à l’allocation des capitaux vers la gestion passive, alternative, et les solutions. Bien que l’année 2015 fasse office de pause pour la réallocation vers la gestion passive, l’orientation de long terme montre un appétit nouveau pour ce genre de gestion. Aux Etats-Unis, où le marché des ETF est le plus profond, on assiste même à une allocation vers des actifs plus spécialisés.
Une des pistes présentant le plus de potentiel, mais également le plus de menace pour l’industrie de la gestion d’actifs, est la mise en place d’une véritable politique des risques. Si des risques sont bien pris en compte (risques de contrepartie, de liquidité…), certains sont délaissés par les gérants (risques de blanchiment d’argent) et la compliance reste un domaine à renforcer, selon l’étude. Le risque technologique est également mal pris en compte, les solutions informatiques ne suivant pas l’évolutions des cyber-attaques par exemple.
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