La gestion collective française entame l’année en fanfare grâce à l’effet marchés
L’encours des OPCVM a bondi de 23,7 milliards d’euros en janvier, en dépit d’une collecte atone sur les catégories de long terme
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Benoît Menou
La vigueur des marchés actions en janvier aura à elle seule le mois dernier généré une hausse de 9 milliards d’euros de l’encours des OPCVM français dédiés à cette classe d’actifs. Sur l’ensemble des catégories, l’effet de la hausse des marchés s’est élevé à 15,7 milliards. Etant donné en parallèle une collecte nette positive à hauteur de 8 milliards d’euros, l’encours de l’univers de fonds scrutés par Europerformance-SIX Telekurs, hors fonds alternatifs, a progressé en janvier de quelque 23,7 milliards, à 744,5 milliards. Soit un gain de 3,3% après qu’il a abandonné 13,9% en 2011.
En termes de collecte, seuls les fonds monétaires, et particulièrement en montants relatifs les monétaires dynamiques, se sont distingués, avec un afflux net de capitaux de 7,9 milliards d’euros, portant l’encours à 323,3 milliards ou 43,4% de l’ensemble des fonds. Les autres catégories paient les performances des mois précédents. Les fonds actions tout d’abord, qui ont subi une décollecte de 270 millions d’euros, tout comme les fonds diversifiés et les fonds garantis ou à formule, avec des collectes elles aussi négatives de respectivement 120 et 510 millions. Parmi les catégories de long terme, seuls les OPCVM obligataires ont ainsi affiché une collecte nette positive, pour un montant tout de même modeste d’un milliard d’euros.
Quant aux fonds alternatifs, pour lesquels les données sont recensées avec un mois de décalage, ils ont continué d’afficher en décembre une bien triste mine. A 5,6 milliards d’euros, leur encours est en repli de 4,1% sur un mois (y compris une collecte nette négative de 240 millions) et de 27,2% sur l’ensemble de l’année écoulée.
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