La FSA renforce les règles de gouvernance des sociétés cotées à Londres
Le gendarme des marchés britannique a décidé de sévir afin d’éviter que certains groupes étrangers ne dégradent les standards de gouvernance d’entreprises et d’introduction en Bourse au London Stock Exchange.
La FSA a dévoilé hier une série de règles visant à renforcer la régulation des sociétés cotées à Londres qui ont la particularité d'être dominées par un actionnaire de contrôle, avec en ligne de mire certaines valeurs étrangères spécialisées dans les matières premières. Il s’agit ainsi de mieux protéger les actionnaires minoritaires.
«La FSA propose de renforcer le régime de cotation en adoptant des règles de gouvernance d’entreprise plus strictes pour les sociétés ayant un actionnaire dominant», a indiqué l’autorité dans un communiqué. Le projet de réforme prévoit notamment de mettre en place un accord pour encadrer les relations entre l’actionnaire de contrôle et l’entreprise.
Pour renforcer la transparence, le conseil d’administration devra aussi compter une majorité d’administrateurs indépendants. La FSA a toutefois indiqué qu’elle ne comptait pas toucher au niveau de capital flottant qui est maintenu à 25%, la modification de seuil ne constituant pas «une approche proportionnée pour faire face aux problèmes de gouvernance». Beaucoup d’entreprises spécialisées dans l’industrie minière ont réduit au minimum la part de flottant pour éviter que les actionnaires minoritaires ne fassent entendre leur voix.
Ces annonces interviennent après une consultation lancée en janvier, et alors que les comportements douteux se sont multipliés. La semaine dernière, la suspicion s’est portée sur le producteur de charbon indonésien Bumi. La maison-mère du groupe codétenu par le financier Nathaniel Rothschild et coté à Londres, a annoncé avoir lancé une enquête sur des «irrégularités» dans les activités indonésiennes du groupe.
Ces affaires sont d’autant plus problématiques que certaines entreprises font partie de l’indice des valeurs vedette de Londres, le Footsie-100. C’est le cas de la compagnie minière kazakhe, ENRC qui n’a pourtant placé qu’une minorité de son capital en Bourse. Le reste se répartit entre trois oligarques locaux, l’Etat du Kazakhstan, et sa concurrente Kazakhmys, elle aussi cotée à Londres. L’an dernier, les trois principaux actionnaires de ENRC n’ont pas hésité à limoger deux de leurs administrateurs pour réaffirmer leur contrôle.
Plus d'articles du même thème
-
Safran profite de la vigueur de ses activités de services pour moteurs civils
Les dirigeants ont relevé leurs ambitions annuelles après une forte hausse des résultats du groupe sur les six premiers mois de l'année. -
Orange augmente ses objectifs pour 2026 après un semestre robuste
Le groupe de télécoms prévoit désormais une croissance de son excédent brut d'exploitation de plus de 4% après une progression de 5% sur les six premiers mois de l'année. -
L’Esma valide EuroCTP comme fournisseur de la base de données consolidée sur les ETF et les actions
La date de lancement est fixée au lundi 14 septembre 2026. -
Les hedge funds misent de plus en plus sur le rééquilibrage des indices
Se positionner en amont sur les entrants et sortants des indices est la dernière stratégie à la mode au sein des hedge funds, relate le Financial Times, qui consacre un article aux mécanismes de cette stratégie dans son édition du 28 juillet. Elle s’appuie sur le fait que les ETF vont automatiquement acheter les nouveaux entrants des indices qu’ils répliquent et se délester des sortants. -
Railpen renonce à racheter IP Group
Le fonds de pension des cheminots britanniques ne déposera pas d'offre ferme sur l'investisseur londonien en capital-risque, après plusieurs mois de discussions infructueuses. -
Ontario Teachers mise sur le marché européen du CLO avec M&G
Le fonds de pension des enseignants de l’Ontario va soutenir le développement de la plateforme européenne de M&G en titrisation de prêts à effet de levier (CLO) de plusieurs milliards.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- Mirova négocie la cession de son pôle private equity à Jolt Capital
- La gestion d'actifs sauve tout juste les résultats de Lazard
- Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- Nicolas Calcoen rejoint le conseil d’administration de Victory Capital
- BNP Paribas collecte 6 milliards d’euros en gestion d’actifs au deuxième trimestre 2026
Contenu de nos partenaires
-
En perm'Incendies, canicules, carburants : l'interminable mois de juillet du gouvernement Lecornu
L'actualité, l'agenda parlementaire et les annonces commandées par Sébastien Lecornu poussent les ministres en première ligne, loin devant les candidats à l'élection présidentielle. Ceux qui ne sont pas partis en vacances se battent pour se faire entendre -
Retour en grâcePour contrer l'escalade, Oman renoue avec son rôle de médiateur
Echaudé par l'attaque américano-israélienne contre l'Iran en pleines négociations en janvier, le sultanat s'était tenu à l'écart jusqu'à maintenant -
Dans la courseA 100 jours des midterms américaines, la reconquête démocrate n'est pas gagnée
Porté par l’impopularité de Donald Trump et l’inquiétude autour du pouvoir d’achat, le Parti démocrate fait la course en tête dans les sondages. Mais entre désavantage financier, découpage électoral défavorable et divisions internes, la route vers la majorité au Congrès reste semée d’embûches