La France renforce son cadre réglementaire sur les covered bonds
Les amendements entrés en vigueur le 28 mai prévoient un relèvement du ratio de surdimensionnement à 105%. Un niveau identique au ratio belge
Publié le
Patrick Aussannaire
Les amendements apportés au cadre réglementaire des «covered bonds» en France concernant les sociétés de crédit foncier et les sociétés de financement de l’habitat sont entrés en vigueur le 28 mai. Soit quelques semaines après une annonce publique faite par des représentants de la Banque de France et de la direction du Trésor et après des mois de travail avec les acteurs de la place. La Caisse de Refinancement de l’Habitat (CRH) est en revanche exclue de ces amendements.
Destinés à renforcer la solidité des véhicules d'émissions d’obligations sécurisées «à la française», les amendements prévoient notamment l’augmentation du ratio minimum de couverture des ressources privilégiées par les éléments d’actifs éligibles (ratio de surdimensionnement) de 102% à 105%. Un niveau qui s’aligne ainsi sur celui de la Belgique, ainsi que sur le ratio récemment proposé aux Pays-Bas.
Côté allemand, si le ratio est actuellement fixé à 102%, les législateurs prévoient un changement de loi destiné à renforcer leurs exigences, dans le cadre de la transposition du Mécanisme de supervision bancaire unique en droit allemand. Berlin a indiqué le 12 mai qu’il envisageait de permettre à la BaFin de relever le ratio de surdimensionnement au cas par cas selon la banque et le portefeuille de couverture. Ces niveaux seront examinés et si nécessaire révisés de manière périodique. La loi, qui devrait être votée par le parlement au deuxième semestre et entrer en vigueur début 2015, a pour but «de renforcer la qualité de crédit des Pfandbriefe», rappelle Natixis.
Dans ce contexte, SG CIB estime que «la hausse des garanties réglementaires des covered bonds français est un pas dans la bonne direction, notamment dans la mesure où l’Union européenne réclame une plus grande harmonisation du cadre des covered bonds en Europe».
Par ailleurs, la nouvelle réglementation française prévoit que l’exposition aux actifs des sociétés intragroupes soit prise en compte à hauteur de 25% des ressources non privilégiées. En outre, la durée de vie moyenne des actifs éligibles ne doit pas excéder de plus de dix-huit mois celle des passifs privilégiés. Une disposition qui ne s’applique que sur le montant minimum nécessaire pour satisfaire au ratio de surdimensionnement. Les établissements ne respectant pas ces obligations au 30 juin 2014 disposeront néanmoins d’un délai de mise en conformité jusqu’au 31 décembre 2015.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable