La Française AM mise sur la réussite d’une gestion «à la française» à Hong Kong
En créant la société de gestion JK Capital Management basée à Hong Kong en 1997, Fabrice Jacob a mis du temps à la faire décoller. Il aura fallu attendre que La Française AM prenne 20% de son capital en octobre 2010 et mette à sa disposition son réseau de distribution en Europe pour qu’elle voie ses actifs sous gestion atteindre près de 500 millions de dollars, alors qu’ils étaient encore de 200 millions en début d’année.
Malgré la crise traversée par les pays émergents depuis mai, le fonds phare de la société investi en actions chinoises de capitalisations moyennes, LFP JKC China Value, a vu ses encours s’envoler de 50 millions de dollars mi-2012 à 230 millions aujourd’hui, et le fonds asiatique (LFP JKC Asia Value) lancé mi-2011 de 10 millions en début d’année à 70 millions.
La performance affichée sur le fonds chinois a en outre de quoi séduire les investisseurs de La Française AM, qui misent ainsi sur la seule société dirigée par un Français à Hong Kong. Dans un marché caractérisé par un recul de 7,5% du MSCI China Free, il affiche une progression de 10% depuis le début de l’année. Depuis son lancement en février 1998, sa performance atteint 206,3%, contre une hausse de 8% pour l’indice de référence, grâce à une exposition de 24% au secteur de la consommation cyclique (contre 5% dans le MSCI China Free), au détriment des valeurs financières qui ne représentent que 17% des encours, contre 39% dans l’indice.
La santé, les matériaux et les technologies de l’information sont également surpondérés par le fonds. Une stratégie qui bénéficie moins bien au fonds LFP JKC Asia Value qui affiche un recul de 6,6% depuis son lancement, pour une baisse de l’indice de référence de 9,9%.
JK Capital Management a également bénéficié des mandats que lui ont confié Russell Investments et Danske Capital pour gérer deux fonds répliquant la stratégie axée sur les valeurs décotées qui a fait le succès de LFP JKC China Value, pour des encours d’environ 130 millions de dollars au total. La société gère également un fonds asiatique, JK Asian Invest LP, exclusivement à destination d’investisseurs américains.
Le partenariat instauré avec La Française AM a de beaux jours devant lui, le départ à la retraite mi-2014 du partenaire de Fabrice Jacob, Randolph Kwei, qui détient 40% du capital de la société, pouvant être l’occasion pour le groupe de gestion de se renforcer au capital de JK CM.
Plus d'articles du même thème
-
State Street lancera un service de fonds tokenisés depuis le Luxembourg
Après la mise sur pied d’une plateforme dédiée aux actifs numériques, la banque y greffe un service dépositaire complet depuis le Grand-Duché. L’établissement s’adresse à la fois aux structures de fonds numériques et aux véhicules traditionnels au sein d’une interface client unique. -
Royal London AM fait ses premiers pas sur le marché des ETF actifs
Le gestionnaire d'actifs britannique lance deux fonds cotés en actions sur le marché européen. -
Biodiversité, l’ISSB freine sur une norme dédiée
Plutôt qu’une nouvelle norme contraignante, l'ISSB publiera une IFRS Practice Statement. Ce choix répond avant tout à une contrainte de faisabilité. -
Aberdeen nomme une nouvelle responsable ESG pour l’obligataire
Kate McGrath succède à Marianne Zangerl. -
Pictet AM recrute un co-responsable mondial des ventes
Il s’agit de Malick Badjie, qui arrive en provenance de Robeco. -
L’Af2i a remis ses prix académiques pour des recherches publiées en 2025
La commission Recherche de l’Association française des investisseurs institutionnels a distingué trois chercheurs pour des travaux qui portent cette année sur des sujets de durabilité.
ETF à la Une
La collecte a repris sur le marché européen des ETF en avril
- Ofi Invest AM choisit un ex-Axa IM comme directeur des gestions
- Amundi excède nettement les attentes au premier trimestre 2026
- La gestion alternative liquide se trouve de nouveaux vecteurs de croissance
- BNP Paribas collecte 15,7 milliards d'euros dans sa gestion d'actifs au premier trimestre 2026
- Les gestionnaires d'actifs trouvent dans la clientèle retail un relais de croissance majeur
Contenu de nos partenaires
-
Droits de douane : face aux menaces de Trump, Macron appelle l’UE à activer son « bazooka commercial »
Emmanuel Macron a appelé l’Union européenne à recourir à son instrument anticoercition si Donald Trump relevait les droits de douane sur les voitures européennes. Bruxelles, de son côté, assure être prête « à tous les scénarios » -
Carburants : TotalEnergies menace d'arrêter son plafonnement en cas de taxe sur les « superprofits »
Paris - Pendant que le débat enfle sur l’opportunité de taxer les «superprofits» pétroliers liés à la guerre au Moyen-Orient, TotalEnergies prévient les politiques: en cas de taxes, il ne pourra «pas maintenir» son plafonnement du prix des carburants dans ses station-service françaises. Le PDG du groupe TotalEnergies Patrick Pouyanné, connu pour ses paroles directes, a fait cet avertissement mardi dans une interview donnée à Sud Ouest et à La République des Pyrénées. «En cas de surtaxe sur nos raffineries, qui sont par ailleurs souvent déficitaires, dans ce cas nous ne pourrons pas maintenir le plafonnement [des prix] dans nos stations en France», a indiqué le patron, accusé par la gauche de profiter de la guerre. «TotalEnergies ne va pas non plus s’excuser de performer et de réussir dans son domaine (...) Il n’y a aucune honte, cela signifie que l’entreprise fonctionne bien», a souligné le dirigeant. Les bénéfices exceptionnels réalisés par TotalEnergies grâce à la flambée du prix des hydrocarbures dans le sillage de la guerre au Moyen-Orient ont relancé le débat politique sur l’opportunité d’une taxe spécifique, objet de propositions de loi à gauche, face à un gouvernement plutôt enclin à laisser le pétrolier «redistribuer» cet argent comme il l’entend. Le groupe a annoncé jeudi, au lendemain de ses résultats trimestriels, qu’il maintenait «le niveau des plafonnements en vigueur depuis le 8 avril (essence à 1,99 euro/L et gazole à 2,25 euros/L) (...) pour le mois de mai» dans ses 3.300 station-services, une initiative qu’il poursuivra «tant que la crise au Moyen-Orient durera». En place depuis février 2023, pour atténuer les prix élevés à la pompe en pleine crise énergétique liée à la guerre en Ukraine, cette initiative leur avaient coûté «entre 400 et 500 millions de dollars» cette année-là. Mais le Premier ministre Sébastien Lecornu a aussi encouragé TotalEnergies à un plafonnement encore plus «généreux» des prix à la pompe», selon des déclarations rapportées par la Tribune Dimanche. «Est-ce qu’on demande à Total d’en faire plus? Oui», a déclaré mardi le Premier ministre Sébastien Lecornu lors des questions au gouvernement, tout en s’insurgeant contre «des mensonges et des contrevérités» qui circulent sur le groupe. «Total paye déjà des impôts», à hauteur de «2 milliards d’euros de prélèvements obligatoires» en France, a indiqué M. Lecornu, rappelant aussi que La France était le «seul» pays où TotalEnergies plafonnait ses prix. Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau avait quant à lui affirmé lundi que s’il fallait taxer les «surprofits» des groupes énergétiques, cette mesure devrait être ciblée et «temporaire». «Pas de pénurie» cet été TotalEnergies a annoncé le 29 avril de juteux bénéfices de 5,8 milliards de dollars au premier trimestre (4,96 milliards d’euros), soit une hausse de 51% sur un an et un doublement par rapport au 4e trimestre 2025. En conséquence, le PDG a précisé qu’il était «fort probable» que son groupe soit éligible en 2026 à la surtaxe sur les grandes entreprises, en raison des marges exceptionnelles de son activité de raffinage depuis le début de la guerre. Cette contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, mise en place par le gouvernement en 2025 et reconduite pour l’année 2026, s’applique aux entreprises ayant un chiffre d’affaires d’au moins 1,5 milliard d’euros. Mais le groupe, qui empoche l’essentiel de ses bénéfices à l’international, n’y était pas soumis au titre de l’année 2025 car son activité de raffinage était déficitaire en France. Le PDG est aussi revenu sur ses propos très commentés de fin avril, y compris par Emmanuel Macron, sur une «ère de pénurie énergétique» si le blocage du détroit d’Ormuz par Téhéran durait encore «deux ou trois mois». «Je n’ai jamais parlé de pénurie en France parce que justement nous saurons l’approvisionner», a-t-il rectifié, interrogé sur une éventuelle crise d’approvisionnement estivale. «Il n’y aura pas de pénurie, mais cela aura un coût plus élevé», puisque «nous devrons acheminer des carburants en concurrence avec l’Asie vers la France, donc en payant plus cher», a-t-il tempéré. Selon le PDG, la consommation de carburants a reculé de 15% en France au mois d’avril. Nathalie ALONSO © Agence France-Presse -
Amazon annonce un investissement de plus de 15 milliards d’euros en France sur trois ans
Paris - Le géant américain de l’e-commerce Amazon a annoncé mardi investir plus de 15 milliards d’euros en France sur trois ans, avec à la clé la création de plus de 7.000 emplois en CDI, selon un communiqué de presse transmis à l’AFP. Ces montants seront injectés dans la construction de nouveaux sites logistiques, le développement des capacités de cloud et d’intelligence artificielle ainsi que la consolidation du réseau existant, a précisé Amazon. Cet investissement est «le plus gros» dans le pays "à date», souligne Amazon, qui rappelle que depuis 2010, l’entreprise a investi plus de 30 milliards d’euros en France. «Les créations d’emplois débuteront dès 2026, avec l’ouverture prochaine de trois centres de distribution», selon le logisticien: 1.000 CDI seront créés à Illiers-Combray (Eure-et-Loir), 1.000 également à Beauvais (Oise), et 3.000 autres à Colombier-Saugnieu (Rhône). Et fin 2027 sera lancé un centre de distribution à Ensisheim, dans le Haut-Rhin, entraînant la création de 2.000 CDI, indique Amazon. Ces investissements se traduiront «par des livraisons plus rapides, un choix plus large et des prix bas accessibles partout en France et une empreinte environnementale réduite grâce à un réseau logistique de proximité», a déclaré Jean-Baptiste Thomas, directeur général d’Amazon en France, cité dans le communiqué. Ils «bénéficieront directement aux territoires, avec plus de 7.000 emplois en CDI créés, et aux entreprises françaises qui s’appuient sur notre place de marché, nos technologies, et nos solutions cloud et d’IA pour se développer», s’est-il encore réjoui. Créé en 1994, Amazon mise depuis longtemps sur la France, le troisième pays à l’international où il s’est lancé en dehors des Etats-Unis, après l’Allemagne et le Royaume-Uni. © Agence France-Presse