La fragilité de la reprise américaine justifie encore le soutien de la Fed
La reprise américaine reste fragile. L’économie américaine a affiché une progression de 2,5% du produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre après une légère hausse de 0,4% au quatrième trimestre 2012. L’accélération de la croissance a toutefois été inférieure aux attentes des économistes qui tablaient sur une progression de 3%.
«La croissance déçoit au premier trimestre, notamment du fait de coupes dans les dépenses du gouvernement fédéral et d’une retombée de la progression de l’investissement productif. Les dépenses des ménages sont mieux orientées. Même si elles sont légèrement décevantes, ces données confirment que l’économie américaine est la plus dynamique du monde développé», explique Alexandra Estiot, économiste chez BNP Paribas. Les premières estimations publiées vendredi par le département du commerce américain donnent une vision contrastée de l’économie américaine.
D’un côté, la consommation des ménages, qui représente plus des deux tiers de l’activité du pays, a bondi de 3,2 % sur un an au premier trimestre. Cela correspond à la plus forte hausse depuis le quatrième trimestre 2010, et équivaut à 2,2 points de croissance. La croissance des dépenses des entreprises en équipements et logiciels informatiques a en revanche nettement ralenti de janvier à mars, pour atteindre 3% contre 11,8% sur les trois derniers mois de 2012.
Dans le même temps, le redressement des importations a été plus rapide que celui des exportations. Le commerce extérieur a ainsi fait perdre 0,5 point de croissance aux Etats-Unis. Certains économistes estiment que l’économie américaine a commencé a fléchir en mars après un début d’année soutenu par la consommation liée aux dépenses de reconstruction dans la foulée de l’ouragan Sandy. Ils estiment aussi que le ralentissement devrait se poursuivre au deuxième trimestre.
Ces données interviennent à quelques jours de la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale. «Toutes discussions sur une réduction du programme de quantitative easing (assouplissement monétaire) peuvent être oubliées pour un moment», juge Rob Carnell économiste chez ING. Il considère toutefois que la croissance devrait reprendre de la vigueur plus tard dans l’année, et remettre au goût du jour l’arrêt progressif des rachats obligataires de la Fed. Une majorité d’économistes estime que ce désengagement se matérialisera à partir de la fin 2013.
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