La Fed nourrit l’appétit pour le risque des investisseurs
Malgré un discours équilibré de sa présidente Janet Yellen, l'écart se creuse entre les prévisions de taux directeurs de la Fed et celles des marchés
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Patrick Aussannaire
Le diable se cache dans les détails. Le ton globalement «équilibré» de la conférence de presse de la présidente de la Fed Janet Yellen à l’issue de la réunion du FOMC jeudi soir a tiré la volatilité vers de nouveaux plus bas, et poussé les investisseurs à revenir vers les opérations de carry trade. D’autant que 35% des investisseurs craignaient un durcissement de son discours, selon Citigroup.
Son rejet de toute surévaluation des actifs et le lien tissé entre faiblesse de la volatilité et des taux a tiré l’indice MSCI Asie Pacifique à son plus haut niveau depuis juin 2008. Les devises offrant les taux réels les plus attractifs ont été les plus prisées contre dollar, comme la roupie indienne en hausse de 1,1%, le real brésilien de 1,5% et le rouble de 2,1%. «La performance du marché des taux américain sera déterminante pour l’évolution des taux de change», précise Morgan Stanley.
En réduisant de 25 pb leurs prévisions de taux à long terme à 3,75%, les membres de la Fed ont mis un plafond à l’évolution des taux longs américains. Le taux à 10 ans a ainsi chuté de 8 pb pour revenir à 2,57%, conduisant à un aplatissement de la courbe de 4 pb sur la partie 2–10 ans. Sur la partie courte, la hausse plus rapide des taux Fed funds anticipée par le FOMC à 1,25% fin 2015 (contre 1% en mars), et 2,5% fin 2016 (contre 2,25% en mars) a creusé l’écart avec les anticipations de marché. Les contrats euro-dollar n’ont pas autant réagi et tablent sur des taux à 1% fin 2015, et 1,75% fin 2016.
«Les investisseurs estiment que la prévision moyenne n’est pas représentative de celle des membres votants», les prévisions les plus dures émanant des présidents des Fed régionales qui ne votent pas tous, explique SG CIB. Citigroup estime même que parmi les six estimations les plus élevées, quatre émanent de membres non votants. Dans ce contexte, «seul un discours plus dur de Janet Yellen elle-même fera converger «dots» et anticipations de marchés», estime SG CIB.
Or, la présidente de la Fed a mis en avant l’importance des salaires dans la détermination de l’inflation. Dans ce contexte, «les hausses de salaires seront plus suivies que les chiffres de l’emploi», estime Morgan Stanley qui constate déjà une accélération dans les PME américaines. SG CIB prévoit une progression des salaires à 2,8% en 2014 et 3,3% en 2015 ce qui propulsera l’inflation à 2,6% fin 2015. Une hausse qui entrainera un ajustement des prix de marché.
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