La Fed doit préparer les marchés à la normalisation monétaire
Le rebond de l’inflation et la baisse du taux de chômage plus rapides que prévu pourraient conduire la Fed à durcir le ton à sa réunion d’aujourd’hui
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Patrick Aussannaire
Après le durcissement de ton de la BoE, la Fed est attendue à l’issue de sa réunion qui s’achève ce soir. Plus que la réduction du programme de rachats d’actifs de 10 milliards de dollars, c’est l’éventuelle révision des projections de ses membres sur l’activité et le calendrier de la première hausse des taux («dots») qui sera suivie. «Le FOMC devrait tenir un discours plus ferme, avec un relèvement de ses prévisions d’emploi et d’inflation», estime BNP Paribas.
Les chiffres d’inflation publiés hier sont à nouveau ressortis plus forts qu’attendu, à 2,1% en mai pour l’indice global et 2,1% pour l’indice sous-jacent. Si le consensus table sur une inflation moyenne de 1,7% sur 2014 et 2,1% sur 2015, SG CIB prévoit qu’une accélération de la croissance des salaires à 2,8% fin 2014 et 3,3% fin 2015 ainsi que des prix immobiliers, propulsera l’inflation à 1,9% cette année et à 2,6% en 2015.
«Depuis que le taux nominal à 10 ans est repassé au-dessus de 2,5%, les taux réels ont évolué de concert, avec des points morts d’inflation à 10 ans ancrés entre 2,1% et 2,5%», explique SG CIB. Après être revenu fin mai sur ses niveaux de juin 2013 à 2,44%, le taux 10 ans est depuis remonté à 2,6%, sur fond d’amélioration des perspectives d’activité. Si la contraction du PIB américain au premier trimestre qui pourrait atteindre 2%, a conduit le FMI à réviser sa projection de croissance à 2% pour 2014 , contre 2,8% en avril, l’activité devrait s’accélérer à 3% en 2015, avec une fermeture rapide de l’«output gap». Un niveau bien supérieur à la croissance potentielle estimée à 2% par le FMI.
La chute plus rapide que prévu du taux de chômage à 6,3% en mai devrait en outre contraindre le FOMC à revoir ses projections réalisées en mars de 6,2% pour fin 2014. Le président de la Fed de Philadelphie, Charles Plosser estime désormais «plausible» une baisse du taux sous les 6% cette année, ce qui nécessiterait une hausse des taux plus précoce. La Fed le voit ensuite revenir à 5,75% fin 2015 puis à 5,4% fin 2016.
Dans ce contexte, les contrats euro-dollar anticipent une hausse modérée des taux Fed funds à 0,50% en juin 2015, 1% fin 2015, 1,75% fin 2016 (contre 2,25% projeté par la Fed), et un niveau d’équilibre de 4% atteint fin 2020. Avec un taux au jour le jour à 0,05%, «une hausse des Fed funds à 0,25% nécessitera une action préliminaire de la Fed» avec la mise en place de nouveaux outils, ajoute SG CIB.
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