La faiblesse de l’offre alimente la hausse des prix immobiliers au Royaume-Uni
Le gouvernement est accusé d’alimenter la hausse des prix immobiliers au Royaume-Uni. L’indice du «Royal Institution of Chartered Surveyors» (RICS) publié hier a une nouvelle fois progressé au mois d’octobre de quatre points pour atteindre 57, un niveau au plus haut depuis juin 2002. Sur les douze prochains mois, le RICS anticipe même une hausse des prix immobiliers de 3%, contre une hausse prévue de seulement 2,6% précédemment. L’indice Halifax faisait déjà état d’une accélération de la hausse à un rythme de 6,9% sur un an sur les trois mois achevés fin octobre, après 6,2% fin septembre.
Cette hausse s’explique par des tensions sur l’offre de logements, alors que la demande est portée à la fois par la faiblesse des taux d’intérêt, mais également par l’amélioration de la confiance des consommateurs sur fond de reprise au Royaume-Uni. La différence entre l’offre et la demande s’est ainsi écartée pour atteindre un plus haut depuis mai 2009, selon le RICS. «Le nombre de logements actuellement en vente est toujours très largement insuffisant pour répondre à la demande, et ce déséquilibre doit être géré de manière urgente. Les mises en chantier se sont redressées récemment, mais nous sommes encore très loin du compte face au nombre de logements nécessaires», explique Simon Rubinsohn, chef économiste de l’institut.
Le comité des créanciers hypothécaires du pays a par ailleurs estimé que 170.000 demandes de prêts ont été effectuées entre début juillet et fin septembre, un niveau au plus haut depuis le quatrième trimestre 2007. Et le succès du programme «Help to buy» d’accession à la propriété lancé par le gouvernement, vivement critiqué par le FMI comme alimentant les risques de bulle immobilière dans le pays, ne risque pas d’apaiser ces tensions. Hier, le premier ministre David Cameron s’est d’ailleurs félicité du fait que plus de 2.000 personnes avaient fait une offre d’achat de logements dans le cadre du programme par l’intermédiaire de RBS et Halifax, un mois seulement après son lancement.
Le rendement des obligations Gilt à 10 ans fléchissait légèrement hier à 2,79%, suite au ralentissement de l’inflation plus fort que prévu à un rythme de 2,2% en octobre, après 2,7% fin septembre. La différence avec le Bund allemand se resserrait de 4 points de base (pb) à 101 pb, après avoir atteint lundi son plus haut niveau depuis 2005.
Plus d'articles du même thème
-
L’Af2i a remis ses prix académiques pour des recherches publiées en 2025
La commission Recherche de l’Association française des investisseurs institutionnels a distingué trois chercheurs pour des travaux qui portent cette année sur des sujets de durabilité. -
Mubadala rassure les gestionnaires d’actifs américains
Mubadala, le fonds souverain d’Abou Dabi, a réaffirmé son engagement à investir aux États-Unis à l’occasion d’une conférence mondiale organisée par le Milken Institute. -
LD Pensions recherche un gérant actions européennes
Le danois LD Pensions a lancé un appel d’offres pour la gestion de ses investissements en actions européennes. -
La France creuse le sillon de la souveraineté dans les terres rares
Bâtir une société électrifiée nécessite un approvisionnement massif et sécurisé en terres rares et minéraux critiques. Le gouvernement a décidé de soutenir financièrement la production de ces matières premières, notamment en France, et d’assurer les débouchés de la filière auprès des secteurs qui les consomment. -
Les dettes subordonnées bancaires affichent une résistance plus structurelle aux crises
La conjonction des facteurs fondamentaux, liés à la solidité des banques, et des facteurs techniques, liés notamment à la bonne collecte globale du crédit, donne l’impression, à l’occasion de ce choc pétrolier, que les dettes subordonnées comme les AT1 ont globalement réduit leur biais «risqué» par rapport aux autres classes d’actifs. -
Emmanuel Moulin est proposé comme nouveau gouverneur de la Banque de France
L'Elysée a proposé le nom d'Emmanuel Moulin pour prendre la suite de François Villeroy de Galhau au poste de gouverneur de la Banque de France. L'Assemblée et le Sénat devront maintenant se prononcer sur ce projet de nomination.
ETF à la Une
La collecte a repris sur le marché européen des ETF en avril
- Ofi Invest AM choisit un ex-Axa IM comme directeur des gestions
- Amundi excède nettement les attentes au premier trimestre 2026
- La gestion alternative liquide se trouve de nouveaux vecteurs de croissance
- BNP Paribas collecte 15,7 milliards d'euros dans sa gestion d'actifs au premier trimestre 2026
- Les gestionnaires d'actifs trouvent dans la clientèle retail un relais de croissance majeur
Contenu de nos partenaires
-
Le poids des motsEn s'attaquant à l'« assistanat », Marine Le Pen lisse ses divergences avec Jordan Bardella
En élargissant sa critique de « l’assistanat », marqueur longtemps verrouillé de son discours, Marine Le Pen amorce une redéfinition de son image politique à l’approche de 2027. Un ajustement qui réduit aussi le contraste grandissant avec Jordan Bardella -
Tête baissée« Projet Liberté » de Donald Trump : les risques du passage en force du détroit d'Ormuz
Les escortes américaines de navires commerciaux dans le passage stratégique pourraient bien les exposer encore plus aux tirs des Iraniens -
RadioscopieAudiovisuel public : mauvais rapport, bonnes questions
Aussi contestée soit-elle, la croisade menée par le rapporteur UDR de la commission d’enquête, Charles Alloncle, aura eu un mérite : mettre fin à l’immunité dont jouissaient France Télévisions et Radio France