La faiblesse de l’inflation divise la Réserve fédérale
La sérénité n’est plus de mise parmi les membres du FOMC, révèlent les minutes de la Fed. Une troisième hausse des taux en 2017 est davantage contestée.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Antoine Landrot
Janet Yellen, présidente de la Fed, entourée de membres du Board.
-
Crédit Fed.
La réunion des 19 et 20 septembre du comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve fédérale américaine (Fed) – au cours de laquelle ses membres ont annoncé le démarrage de la réduction de la taille du bilan de la Fed en octobre – avait laissé l’impression d’un consensus assez large pour une troisième hausse des taux directeur d’ici à la fin de l’année. Mais les minutes, publiées hier, révèlent des discussions moins consensuelles.
En effet, le compte-rendu révèle que le peu d’inflation dans l’économie américaine est devenue une préoccupation importante pour les membres du FOMC. Contrairement aux réunions précédentes, où le comité affichait une certaine sérénité quant à la trajectoire de l’inflation vers l’objectif à moyen terme de 2% anticipé par la Fed, le débat pour déterminer si cette faiblesse était passagère ou durable a été bien réel.
«De nombreux participants ont exprimé leur préoccupation sur le fait que les indicateurs d’inflation cette année puissent refléter une tendance plus persistante ; il a été indiqué qu’une certaine patience dans le resserrement de sa politique accommodante de la Fed était justifiée, en parallèle à l’évaluation de la trajectoire de l’inflation», indiquent les minutes. Plusieurs membres ont fait savoir qu’ils prendraient en compte les chiffres économiques des mois à venir pour leurs prochaines décisions sur les taux.
Du coup, un début de débat s’est installé parmi les économistes pour savoir si cet état d’esprit allait empêcher une majorité de se dégager pour augmenter les taux en fin d’année. Mais la solidité de l’économie et du marché du travail américains plaide malgré tout pour une hausse. Plusieurs membres du FOMC redoutent notamment que le fait d’attendre trop longtemps pour poursuivre le relèvement entraîne une envolée de l’inflation, qui serait ensuite difficile à juguler. Les prix élevés de certains actifs alimentent cette inquiétude, soulignent les minutes.
«En résumé, il y a peu d’incertitudes sur la politique monétaire à court terme, mais la dynamique de l’inflation et le futur président de la Fed [qui succédera à Janet Yellen en février] détermineront la politique monétaire en 2018», écrit Thomas Julien, économiste chez Natixis.
Après la publication des minutes, les trois indices-phares de la Bourse de New-York ont atteint de nouveaux records historiques en clôture. L’indice Dow Jones Industrial Average a gagné 0,18%, à 22.871,78 points, le S&P 500 s’est adjugé 0,18%, à 2.555,22 points, et le Nasdaq Composite a progressé de 0,25%, à 6.603,55 points.
L’édition de rentrée 2026 du classement des Jobs en Or de Robert Half distingue à nouveau cette fonction jugée clé pour la fiabilité financière de l’entreprise.
Les nouvelles tensions au Moyen-Orient ont fait remonter les cours des énergies fossiles lundi, de plus de 2% pour le pétrole et de près de 4,6% pour le gaz naturel européen TTF, qui supplante ainsi l’or noir comme risque inflationniste en Europe à l’approche de l’hiver. A moins que des prix ainsi trop élevés ne finissent par éliminer la concurrence asiatique sur la demande.
Les deux dernières semaines actives sur le front des émissions obligataires d’entreprises sont un aperçu de ce qui attend les investisseurs en septembre. Les spreads restent serrés et la demande des investisseurs demeure soutenue. Mais les émissions liées à l’IA et la hausse des taux constituent autant de vents contraires potentiels.
Bien qu’un peu plus faible qu’attendu, ce chiffre dépasse toujours la cible de 2% de la BCE, ce qui pourrait donner un argument supplémentaire à la banque centrale pour augmenter ses taux dès septembre.
Le courtier en assurance Aon fait une nouvelle percée sur le marché prisé des entreprises de taille moyenne aux Etats-Unis en annonçant ce 31 août l’acquisition du courtier USI Insurance Services auprès de la société de capital-investissement KKR pour 17 milliards de dollars. De quoi signer l’une des plus importantes transactions dans le courtage d’assurance ces dernières années.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Si la maîtrise des fondamentaux est affichée comme une priorité politique, l'Education nationale veut tout apprendre : alimentation, lutte contre le harcèlement, conscience écologique...
Après les déclarations de Jean-Philippe Tanguy sur les amendes que le parti souhaite infliger aux femmes voilées dans l'espace public, le RN atténue les contours de sa mesure. La polémique ravive un vieux dilemme lepéniste : comment conserver une promesse plébiscitée par sa base sans effrayer les électeurs du second tour ?