La faible volatilité du Bund pourrait perdurer jusqu’à la fin du trimestre
La faiblesse des dernières statistiques aux Etats Unis ainsi que la modération de la reprise en Europe favorisent l’attentisme des banques centrales
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Hervé Le Téno, Newedge
Si la Fed avoue avoir été surprise par la faiblesse des chiffres d’activité aux Etats Unis depuis le début de l’année, le marché ne s’attendait pas non plus à de telles contre-performances.
Début janvier, l’émergence d’un consensus sur une remontée graduelle des rendements longs sur 2014 ainsi que la poursuite de la baisse de la volatilité implicite (VI) ont été à l’origine d’un grand nombre de stratégies optionnelles baissières sur le Bund et le Bobl. Mais il aura suffi de quelques statistiques économiques bien en deçà des attentes pour tout remettre en cause et faire chuter le rendement du Bund de 2% à 1,60% en moins d’un mois.
Dès lors les positions vendeuses de calls initiées durant les premiers jours de janvier ont été difficiles à tenir et leur rachat a eu pour conséquence une forte croissance de la VI du Bund. Celle-ci est passée en quelques jours de 4,10% à 5,70% alors que la volatilité historique (VH) restait stable autour de 4%. La VI des calls en dehors a fortement augmenté et dépassé celles des puts ce qui représente une situation plutôt rare mais typique d’un marché de short covering.
Depuis le début février en revanche, le statu quo des différentes banques centrales et le maintien des politiques accommodantes a conduit à une normalisation de la situation. La stabilisation du Bund a permis à la volatilité de se détendre de 1% par rapport au plus haut du mois dernier et de converger vers la VH qui pour la première fois depuis 2007 est repassée sous 4%. Cette situation pourrait perdurer dans la mesure où les conditions climatiques aussi bien aux Etats-Unis qu’en Angleterre risquent de nuire durablement à la lisibilité des indicateurs économiques et par là même de favoriser l’attentisme des banques centrales.
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