La faible inflation accroît les attentes du marché vis-à-vis de la BCE
Le rythme de hausse des prix a ralenti à 0,5% en mai au sein de la zone et laisse attendre une révision des projections de la BCE
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Patrick Aussannaire
La faible inflation prend racine en zone euro. A 0,5% en mai, elle est non seulement ressortie sous les attentes pour le troisième mois consécutif, mais est également revenue sur ses plus faibles niveaux de mars, pourtant considérés comme exceptionnels. Et ceci alors que les prix de l’énergie ont rebondi après une contribution négative sur les cinq derniers mois. Le reflux de l’inflation provient ainsi des éléments durs (hors énergie, alimentaire, alcools et tabac) et notamment du ralentissement de la hausse des prix dans les services, avec un recul de l’inflation sous-jacente de 0,3 point, à 0,7%.
Une baisse qui touche également les pays cœur. En Allemagne, l’indice préliminaire fait état d’une chute de l’inflation à 0,9%, au plus bas depuis quatre ans, et de l’inflation sous-jacente à 0,6%. «Une telle configuration est pénalisante pour les pays du sud de l’Europe, en plein ajustement de compétitivité, lesquels, pour maintenir un différentiel de prix avec leurs concurrents du Nord, sont contraints à la déflation», explique Isabelle Job-Bazille, directrice des études économiques de Crédit Agricole SA. Fin 2015, Barclays table sur un rebond modéré de l’inflation en zone euro à 1%, avec de fortes disparités entre pays. L’inflation allemande pourrait remonter à 2,1%, alors qu’en France et en Italie, elle se maintiendrait en deçà de 1% à 0,6% et 0,8%, et serait marginalement positive en Espagne à 0,2%.
Dans ce contexte, les attentes sont fortes sur l’issue de la réunion de la BCE demain, avec une révision probable des projections d’inflation de la banque centrale sur 2014, de 1% en mars dernier, à 0,7%, selon Natixis. «Le scénario médian de marché dépasse largement une baisse des taux, même s’il demeure une grande incertitude quant au choix des mesures supplémentaires», indique Citigroup. Une enquête menée auprès de ses clients révèle qu’ils sont 65% à anticiper une baisse des deux taux de 10 à 15 pb, et 40% à tabler également sur un programme ciblé sur les PME, un nouveau LTRO et la fin de la stérilisation du programme SMP.
Sur le marché monétaire, les taux forward Eonia d’échéance octobre 2014 à août 2015 traitent autour de 4 à 5 pb, soit un taux autour de 0,10% jusqu’à mi-2015. Sur le marché des changes, BNP Paribas CIB estime que si la baisse du taux de refinancement est déjà intégrée dans les cours de l’euro, «le potentiel de baisse supplémentaire est considérable dans le cas de mesures supplémentaires». Ce qui donnerait un coup de pouce à l’inflation.
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