La dette bancaire hybride pourrait connaître une vague de rachats
Les normes Bâle 3 et un changement de méthode chez S&P encourageront les banques à exercer leurs «calls» sur leurs titres tier 1, selon Morgan Stanley
Publié le
Alexandre Garabedian
Faut-il craindre une vague de rachats anticipés sur le marché de la dette bancaire tier 1 ? La menace est réelle, selon les analystes crédit de Morgan Stanley, qui ont publié le 25 juin une étude à ce sujet. Deux catégories de titres sont concernées.
Les premiers ont été placés avec une clause dite de «regulatory par call» (CPR). Celle-ci prévoit que si les instruments ne sont plus éligibles au calcul des fonds propres tier 1 sur décision des régulateurs, l’émetteur a la possibilité de les rappeler par anticipation au pair.
Les seconds ont dans leur documentation une clause de «rating methodology par call» (RMPC): dans ce cas, un changement de traitement par les agences de notation peut déclencher le rachat au prix de 100% du nominal.
Si Morgan Stanley s’intéresse au sujet, c’est que deux événements pourraient bientôt déclencher ces clauses. Le 27 juin est paru au Journal officiel de l’Union européenne le paquet de textes transposant les règles de Bâle 3. Les nouvelles règles feront perdre progressivement aux titres tier 1 actuels leur valeur prudentielle. «Beaucoup de banques ont émis au moment de la crise financière des obligations à coupons élevés, rappelle Morgan Stanley. Pour les tier 1 à gros coupons et à prix élevés, un rachat anticipé au pair dès que possible serait plus économique dans de nombreux cas».
Or la plupart de ces instruments traitent aujourd’hui sur le marché au-dessus du pair. Un «call» serait donc synonyme de pertes pour les investisseurs. Selon la banque américaine, Deutsche Bank pourrait être la première à passer à l’acte pour racheter des titres portant des coupons de 8% et 9,5%. Le groupe allemand n’hésite pas à faire primer ses intérêts économiques sur les pratiques du marché, comme il l’avait démontré fin 2008 en ne procédant pas au «call» d’une dette, contrairement à tous les usages en vigueur à l’époque.
La deuxième nouveauté devrait venir de S&P. L’agence a lancé au printemps une consultation sur sa méthode de notation des titres bancaires hybrides, et pourrait annoncer dès ce mois-ci qu’elle modifie cette dernière. De quoi activer les clauses de RMPC. La banque danoise Danske Bank a déjà indiqué qu’elle attendrait les conclusions de la revue de S&P pour décider de la marche à suivre sur ses titres 2037 libellés en dollars.
Après Alphabet, Amazon vient de boucler sa première émission en franc suisse. C'est un marché très domestique, en croissance, offrant une bonne liquidité, une diversification et de faibles coûts de financement.
KKR a annoncé une injection de capitaux assortie d’un programme de rachat d’actions pour l’une de ses BDC en difficulté. Apollo envisage de son côté une cession.
Le rapport de l’OCDE sur l’économie japonaise recommande une politique de modernisation afin de stimuler la croissance et la productivité d’un pays vieillissant et en manque de main-d'œuvre.
Selon le premier rapport dédié du MSCI, le marché des actifs privés entre dans une phase de transformation sous la pression de nouveaux investisseurs, de l’essor des fonds evergreen, mais aussi de l’intelligence artificielle.
Les mégatendances propulsent la dette infrastructure au premier plan
PARTENARIAT
Par Allianz Global Investors
Des tensions en Iran à la résilience européenne
PARTENARIAT
Par Seven2
« IA, levier opérationnel de création de valeur »
PARTENARIAT
Par Franklin Templeton
« La construction du portefeuille de Franklin Responsible Income 2031 répond à un objectif de stabilité et de prévisibilité de la distribution des coupons »
Il ne reste plus à Kevin Warsh, candidat de Donald Trump, que de prêter serment avant de prendre ses fonctions pour un mandat de quatre ans. Il devrait présider sa première réunion de politique monétaire les 16 et 17 juin
Entrée en service fin 2023, l'« Autoroute de l’eau » permet de réorienter une partie de la ressource du Nord du pays vers le bassin hydraulique de Rabat et Casablanca. Un chantier colossal qui a nécessité 5,9 milliards de dirhams, soit 540 millions d'euros, et 7 millions d’heures de travail
Le président américain, en visite de deux jours en Chine, a promis un « avenir fabuleux » à Xi Jinping. Les désaccords restent pourtant nombreux sur Taïwan, les terres rares ou encore les échanges commerciaux