La décollecte sur les fonds actions français s’est poursuivie en janvier
Seul le segment monétaire résiste. Avec la chute des marchés, l’encours total des OPCVM de droit français a fondu de 921 à 896 milliards d’euros
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Alexandre Garabedian
Après une année 2007 marquée par des retraits massifs, 2008 ne s’ouvre guère sur des perspectives plus encourageantes pour les gestionnaires d’OPCVM français. Au mois de janvier, les fonds actions ont connu, selon les données EuroPerformance – Groupe Fininfo, une décollecte de 4,3 milliards d’euros… soit autant que l’ensemble de l’année dernière, où ces souscriptions négatives avaient constitué une première depuis dix ans. Et comme dans le même temps la chute des marchés actions s’est traduite par une performance négative de 12 % le mois dernier, l’encours de ce compartiment est tombé en un mois de 244 à 210,5 milliards d’euros. Dans ces conditions, le bilan du mois de février s’annonce lui aussi difficile.
Le compartiment des fonds diversifiés (euro, internationaux, absolute return…) a souffert davantage encore, avec une décollecte supérieure à 6,5 milliards d’euros et une performance négative de 4,72 % sur le mois, ce qui ramène l’encours de 140,5 à 127,5 milliards d’euros. Les OPCVM obligataires, à formule et les fonds alternatifs ont également enregistré des souscriptions négatives, et, à l’exception des obligations euros et internationales, ont vu leur valeur de marché s’effriter.
En fait, un seul segment parvient à remonter la pente : les OPCVM monétaires. Si le monétaire dynamique ne s’est jamais vraiment remis de la crise de liquidité de l’été dernier, les fonds de trésorerie régulière bénéficient du report des investisseurs dans ce contexte de turbulences. La collecte nette des OPCVM de trésorerie a atteint 22,3 milliards en janvier, ce qui permet à l’ensemble des fonds de droit français d’afficher des souscriptions positives de 9,34 milliards. L’encours total passe de 921 à 896,3 milliards.
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