La croissance américaine se maintient en dépit des éléments contraires

Dans le Beige Book publié hier, la Fed brosse le tableau d’une situation plutôt positive, malgré le dollar fort et la chute du prix du pétrole.
Antoine Landrot

Publié hier, le Beige Book n’a pas totalement confirmé les craintes soulevées par les chiffres très décevants du marché de l’emploi américain du mois de mars. Dans son dernier rapport de conjoncture, rédigé sur la base des informations transmises par l’ensemble des douze agences qui la composent, la Réserve fédérale (Fed) indique que l’économie a continué à progresser à travers la plupart des régions entre la mi-février et la fin du mois de mars. Seuls deux districts (ceux d’Atlanta et de Kansas City) décrivent un contexte économique «stable», les autres évoquant une croissance «modérée» ou «modeste».

Toutefois, les éléments défavorables qui entravent depuis plusieurs mois le potentiel de croissance continuent de peser. «La demande pour les produits manufacturés a été mitigée au cours de la période étudiée. L’affaiblissement de l’activité a été imputé en partie au dollar fort, à des cours du pétrole en baisse et à des conditions météorologiques hivernales difficiles», écrit ainsi la Fed. Conséquence de la baisse du prix du baril, l’investissement dans le forage d’hydrocarbures a reculé et le secteur a connu une augmentation des suppressions d’emploi.

Cela dit, la chute du pétrole, par son effet positif sur le pouvoir d’achat des ménages, a été favorable au commerce de détail, soulignent les agences dans leur majorité. Autres éléments positifs, le secteur des services aux entreprises a vu son activité progresser, notamment dans les technologies de pointe, et anticipe dans l’immédiat une poursuite de la croissance. Le tourisme a rebondi après un hiver difficile, tandis que l’activité immobilière résidentielle a progressé dans la plupart des districts.

Les remarques sur l’emploi sont moins sombres que les statistiques du ministère du Travail ne le laissaient craindre. «Les marchés du travail sont restés stables ou ont continué à progresser modestement», écrit la Fed. Les licenciements signalés dans les secteurs de l’énergie et de l’industrie sont davantage la conséquence de la chute des prix du gaz et du pétrole que d’une tendance générale; ils ont affecté plusieurs districts (Cleveland, Atlanta, Minneapolis, Kansas City et Dallas).

«La difficulté de trouver de la main d’œuvre qualifiée a été fréquemment soulignée. Les districts ont remarqué une pression à la hausse modeste sur les salaires et les prix», ajoute la Fed.

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