La crise que traverse l’Amérique latine touche aussi l'économie mexicaine
Le PIB mexicain a enregistré son premier recul en rythme trimestriel depuis 2009. La chute des devises limite les marges de manœuvre monétaires
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Patrick Aussannaire
Les économies d’Amérique latine sont elles aussi touchées par la crise. Pour preuve: l’économie mexicaine, la deuxième puissance de la zone, s’est contractée de 0,74% au deuxième trimestre, après une stagnation au trimestre précédent. Il s’agit de la première contraction du PIB en rythme trimestriel depuis quatre ans. Sur un an, la hausse de l’activité a ralenti à un rythme de 1,5%, bien loin des 2,3% prévus par le consensus. L’activité industrielle a reculé de 0,6% sur un an et les activités de construction de 4%, affectées par la baisse des dépenses publiques. Mais le réel point faible de l’économie reste le fort ralentissement des exportations à 0,6% sur le premier semestre, son plus faible rythme depuis la récession connue en 2009.
La banque centrale (Banxico) a réduit sa prévision de croissance d’un point, à un niveau compris entre 2% et 3% pour l’année 2013. Le Chili a également fait état hier d’un ralentissement de sa croissance à un rythme annualisé de 1,9% au deuxième trimestre, après 3,2% au premier trimestre et 8,2% au dernier trimestre 2012.
Dans ce contexte, les marchés anticipent désormais une nouvelle baisse de taux mexicains, après celle de 50 points de base (pb) livrée en mars dernier pour les ramener à 4%, avec une probabilité de 20%, contre seulement 8% avant la publication des estimations de croissance. Ces chiffres «ont accru les chances d’une baisse des taux directeurs de Banxico d’ici à la fin de l’année, même si nous pensons toujours qu’elle sera réticente à le faire», estime Bank of America. Le reflux de l’inflation à 3,47% en juillet, à l’intérieur de la fourchette cible de 2% à 4% de la banque centrale mexicaine, lui donne certes des marges de manœuvre monétaires.
Pourtant, l’autorité doit également prendre des mesures qui ne viendraient pas alimenter la chute du peso, qui a perdu 8% contre dollar et 11% contre euro depuis mai. Un phénomène qui touche également le Brésil où le real a chuté de 23% contre dollar et de 27% contre euro depuis mars; au Pérou, la dépréciation du sol atteint 9% contre dollar, et celle du peso 10% au Chili. Hier, Alexandre Tombini, le gouverneur de la banque centrale du Brésil, engagée dans un cycle de resserrement monétaire destiné à calmer les tensions inflationnistes, a alerté les marchés sur le fait qu’ils avaient des anticipations de taux trop agressives, et que ses interventions sur le change devraient permettre de stabiliser le real.
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe.
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Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
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Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent dorénavant deux hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), et potentiellement une pour la Banque d’Angleterre (BoE). Ils confirment également que la Fed ne devrait plus baisser les siens, ce qui fait remonter les taux longs.
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