La correction de l’appétit pour risque est derrière nous
Le graphique ci-contre montre l'évolution de l’appétit pour le risque, mesuré par la corrélation de rang entre les rendements des facteurs de risque et la volatilité qui leur est associée. Si la corrélation est positive, l’aversion pour le risque a baissé ; si la corrélation est négative, elle a augmenté.
Lorsque l’indicateur d’appétit pour le risque vaut 100%, les actifs les plus risqués (risque mesuré par la volatilité sur un an) sont ceux ayant le plus performé récemment (sur le dernier mois). Au contraire, une corrélation de -100% signifie que les risques les plus importants ont été les moins rémunérés, traduisant une méfiance des investisseurs à l'égard du risque.
La lecture de cet indicateur est classiquement contrariante. Une surchauffe de l’indicateur précéde généralement un ajustement brutal des prix des actifs risqués. Inversement, un rebond des actifs risqués prend place après le franchissement du seuil de panique de l’indicateur.
Début janvier, l’indicateur d’appétit pour le risque atteignait les niveaux de surchauffe. Il a ensuite corrigé pour passer en zone de panique début février.
La chute de l’appétit pour le risque en même temps que le risque anticipé (les volatilités implicites) rebondissait a entrainé une correction de la rémunération des risques.
Cet épisode sembe toutefois derrière nous. La volatilité implicite s’est modérée puis stabilisée (VVIX) et l’appétit pour le risque touche un point bas.
Dans ces conditions, une augmentation des budgets de risque peut être recommandée
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