La chute de la liquidité remet la pression sur le marché monétaire européen
Le franchissement à la baisse du seuil symbolique des 100 milliards d’euros pour la première fois depuis 2011 a entrainé une hausse de l’Eonia à 0,24%
Publié le
Patrick Aussannaire
Les risques de tensions sur le marché monétaire européen refont surface, après la chute de la liquidité excédentaire de la BCE sous le seuil symbolique des 100 milliards d’euros pour la première fois depuis le troisième trimestre 2011. Une baisse due à la hausse attendue des facteurs autonomes de 19 milliards d’euros sur les deux dernières semaines d’avril.
La moindre demande de liquidité de la part des banques lors de l’appel d’offres hebdomadaire de la BCE, ainsi que des remboursements de LTRO cette semaine pour des montants compris entre 7 et 10 milliards d’euros ont également contribué à résorber le niveau de liquidités dans le système.
Des facteurs purement techniques qui se sont néanmoins déjà transmis au marché monétaire, avec des pressions constatées sur le niveau de l’Eonia, qui a fixé mercredi à 23,8 pb, soit à un point de base seulement du taux de refinancement. L’Eonia à un an anticipé dans un an est également remonté à un niveau proche de 0,25%, et la volatilité realisée sur 2 mois est de 20%, contre 5% fin mars. Plus surprenant: la hausse de l’Euribor 3 mois qui s’est établi à un plus haut depuis août 2012 de 0,33%, et en hausse régulière de 12 pb depuis cinq mois.
Mario Draghi a été clair lors de sa dernière conférence de presse suivant la réunion du conseil des gouverneurs d’avril. La BCE ne réagira pas tant que les soubresauts du marché monétaire ne se transmettent pas aux maturités plus longues de la courbe, et compte sur le régime d’appels d’offres illimités («full allotment») pour limiter la hausse des taux Eonia à une moyenne proche du niveau du taux de refinancement. «Il est bon de se souvenir que Mario Draghi avait initialement mentionné début 2013 le seuil des 200 milliards de liquidités excédentaires, avant de se rétracter», rappelle néanmoins CA CIB.
Benoît Cœuré, le membre français de la BCE, avait alerté le mois dernier sur le fait que «nous pourrions avoir une situation dans laquelle l’excès de liquidités ne soit pas approprié à l’orientation de notre politique monétaire». Et de préciser que dans ce cas, la BCE «devra injecter des liquidités supplémentaires».
Dans un discours prononcé hier, Mario Draghi a en outre évoqué une baisse des taux directeurs, des taux de dépôt négatifs et des injections de liquidités en réponse possible à une hausse des taux monétaires. CA CIB évoque en outre un possible prolongement d’un an du régime de «full allotment» jusqu’à mi-2016.
Alliant blockchains privées et publiques, les banques et d'autres acteurs des marchés financiers testent différentes infrastructures pour s'essayer à la tokenisation. La blockchain Canton semble les attirer particulièrement.
L’Agence internationale de l’énergie (IEA) a averti que l’absence d’avancées sur la fermeture du détroit d’Ormuz pourrait faire entrer le marché en «zone rouge» cet été à cause de la réduction rapide des stocks.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Gabriel Attal et Edouard Philippe se rejoignent sur un point : il faut dénicher des figures neuves pour tourner la page d'une décennie de macronisme. Même s'ils ne parient pas sur la même méthode
Candidat potentiel mais pas candidat déclaré, le Garde des Sceaux avance ses positions sur l'immigration pour peser dans le débat de l'élection présidentielle
Electeurs et candidats sont suspendus à ce paradoxe inédit : la qualification du RN au second tour tient de la quasi-certitude alors que l'identité de son candidat reste inconnue