La Chine poursuit les réformes pour séduire les investisseurs étrangers
Attendues par Moody’s sur la réforme du système financier dans un rapport publié hier, les autorités chinoises ont annoncé un assouplissement des règles d’investissements en devises étrangères ainsi qu’une accélération des octrois de licences d’investissements.
L’administration des échanges (SAFE) a également annoncé la suppression d’un accord préalable à l’ouverture de comptes en devises étrangères et de réinvestissement des gains de change. Les sociétés étrangères seront en outre autorisées à accorder des prêts à leur maison mère. Des mesures qui prendront effet dès le 17 décembre.
Le China Securities Journal indiquait en outré hier que les autorités prévoient de relever le plafond d’investissement de long terme autorisé pour les investisseurs étrangers, actuellement d’un milliard de dollars dans le cadre du programme QFII. Le mois dernier, Government of Singapore Investment Corp, Barclays et JPMorgan ont fait partie des heureux élus qui se sont vu accorder des quotas d’investissement dans le pays d’un montant total record de 2,8 milliards de dollars.
Les quatre plus grosses banques du pays ont réalisé des achats nets en devises étrangères en hausse de 23,8% en octobre, atteignant 37,7 milliards de dollars sur les dix premiers mois de l’année. Globalement, le système bancaire a acquis pour 21,6 milliards de yuans de devises étrangères en octobre, contre 130,7 milliards fin septembre. Et la PBOC a vu le poids de ses achats en devises étrangères auprès des banques commerciales chuter à 2% fin septembre, contre 97% un an plus tôt.
De plus, les investissements directs étrangers en Chine ont baissé de 0,2% sur un an au mois d’octobre à 8,31 milliards de yuans, soit un recul de 3,5% sur les dix premiers mois de l’année à 91,7 milliards, après une baisse de 3,8% sur les neuf premiers mois.
Les mesures sont rendues possibles par la quasi-convertibilité du yuan dans les comptes d’IDE. Le gouverneur de la PBOC a d’ailleurs mis mardi au premier plan de son calendrier de réformes la convertibilité du yuan. «Nous la réaliserons», s’est engagé Zhou Xiaochuan. HSBC estime que le yuan sera entièrement convertible d’ici cinq ans, et RBS dès 2015. La PBOC a par ailleurs durci le ton contre les délits d’initiés et manipulations de cours, et exprimé son intention d’accélérer les réformes et de développer son marché obligataire.
Plus d'articles du même thème
-
KNDS reporte son introduction en Bourse
Le fabricant d’armes franco-allemand met en pause son projet de cotation à Paris et Francfort en raison des conditions de marché. -
Les banquiers centraux ne veulent plus donner d’indications prospectives
Le principal panel du Forum de Sintra 2026 a tout de même été l’occasion pour Christine Lagarde (BCE) comme pour Kevin Warsh (Fed) de reconnaître un recul des anticipations d’inflation depuis leurs dernières réunions monétaires. Sans pour autant faire bouger les anticipations de hausses de taux. -
Un consortium comprenant BlackRock, Visa et Mastercard lance un nouveau stablecoin
Plus de 140 sociétés se sont réunies au sein d'Open Standard, un groupe avec une gouvernance collaborative ayant pour objectif de distribuer un stablecoin en dollar. -
Google est condamné à payer près de 2 milliards de dollars à Klarna
La justice suédoise estime que Google a, pendant de nombreuses années, abusé de sa position dominante sur le marché de la recherche en ligne. Le groupe pourrait faire appel de cette décision. -
La banque verte achète à Worldline ses parts dans leur coentreprise de paiement CAWL
Le partenariat signé en 2024 se poursuit et reste stratégique. Depuis, la banque est aussi devenue un des plus gros actionnaires du spécialiste du paiement avec plus de 10% de son capital. -
Amarris muscle son bilan pour poursuivre la consolidation en s'émancipant des plateformes techs
Moins d'un an après l'entrée de Naxicap Partners à son capital, le groupe mariligérien lève 39 millions d'euros supplémentaires pour poursuivre sa stratégie de croissance externe sur le marché de l'expertise comptable.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Malakoff Humanis visé par une enquête du PNF sur la sélection de ses gérants
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
- Léa Dunand-Chatellet prend la direction générale de Mirova
- Amundi étoffe sa gamme d'ETF actifs obligataires
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFrance-Allemagne : retraites, réforme et révolution
La différence avec la France vient surtout de l’existence d’une éthique de la discussion très ancrée, au niveau politique et parlementaire, comme au niveau des partenaires sociaux et des entreprises -
EtalonnageConsensus politique et transition longue : la recette du passage à la retraite à 67 ans en Allemagne
Berlin a acheté la paix en mettant en place un départ anticipé pour carrière longue, dispositif coûteux aujourd'hui remis en cause. -
Vérité d'un côté du Rhin ne l’est pas au-delà
Retraites : le grand fossé franco-allemand
Le chancelier allemand Friedrich Merz dit vouloir appliquer l'intégralité des recommandations de la commission d'experts qu'il a mandatée. Une réforme ambitieuse qui contraste avec le blocage français