La Chine est menacée par ses liens commerciaux avec l’Europe
Le FMI estime dans un rapport publié hier qu’une aggravation de la récession sur le Vieux Continent pourrait faire chuter la croissance chinoise à 4,25%
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Patrick Aussannaire
Le FMI alerte Pékin. Dans un rapport publié hier, l’institution confirme la révision à la baisse de sa prévision de croissance chinoise, à 8,25% contre 9% en septembre dernier. Jusqu’ici, rien de bien alarmant. Cependant, le FMI précise que «le taux de croissance chinois pourrait chuter fortement si la zone euro entrait dans une récession sévère». L’institution estime ainsi qu’une aggravation de la récession en zone euro pourrait coûter 4 points de croissance supplémentaires à la Chine, risquant ainsi de la faire chuter à 4,25%.
Les autorités conservent cependant des marges de manœuvre pour apporter une réponse monétaire et fiscale pour relancer l’activité. Le FMI préconise ainsi des baisses d’impôts d’un montant équivalent à 3% du PIB pour se prémunir contre un tel risque. D’autant que l’inflation, à 4,1% en décembre, est revenue à «des niveaux plus confortables», selon l’institution. La masse monétaire M2 a ralenti à 13,6% en 2011, contre un objectif de 16% fixé par le gouvernement.
La publication jeudi de l’indice des prix pour le mois de janvier permettra de jauger la probabilité d’un assouplissement de la politique monétaire.
La Banque populaire de Chine (PBOC) n’a pas souhaité opter pour une nouvelle baisse du ratio de réserves obligatoires comme l’avaient anticipé les économistes, privilégiant l’injection de liquidités à court terme. Elle a ainsi sollicité les banques afin de tester l’appétit des investisseurs pour une émission de titres d’un mois à un an d’un montant cependant limité à 2 milliards de yuans (242 millions d’euros). Et il semble peu probable que Pékin, luttant toujours contre les conséquences sur l’immobilier et l’emballement de la dette locale des 4.000 milliards de yuans injectés en 2008, se lance dans une autre politique de relance.
En contrepartie, le premier ministre, Wen Jiabao a confirmé dimanche son intention déjà formulée lors de sa rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel de privilégier une aide à la zone euro par le biais d’une participation au soutien du FMI.
Alors que le pays n’est pas enclin à soutenir l’euro, Wen Jiabao s’est même lancé dans une démarche pédagogique expliquant que «d’un côté, notre plus gros marché exportateur est l’Europe. De l’autre, l’Europe est notre plus grande source d’importation technologique. De ce point de vue, aider à stabiliser le marché européen est en fait nous aider nous-mêmes».
Si l'Etat a placé avec succès 12,5 milliards d'euros d'OAT ce jeudi, le coût poursuit son inexorable hausse, reflet des doutes croissants des investisseurs sur les dérives françaises. Bercy en est conscient. Il a dévoilé jeudi soir le rapport de l'inspection générale des finances sur les conséquences d'une loi spéciale qui durerait plusieurs mois en 2027, faute de budget.
Les prix du gaz naturel sur le marché européen ont bondi à un plus haut depuis 2023, ravivant le spectre d’une nouvelle crise énergétique. Les stocks de cette source d’énergie toujours très importante pour l’Europe, car pilotable, sont au plus bas.
S&P Global relève que l'année 2026 pourrait faire figure de record pour ce marché. Néanmoins cette croissance profite désormais et presque exclusivement aux grands acteurs.
Le contexte économique mondial conduit à un rééquilibrage progressif entre marchés de proximité et marchés internationaux. Ces grandes sociétés réalisent 60% de leur chiffre d’affaires en zone EMEA, contre 57% en 2022.
Le premier distributeur mondial a publié jeudi 20 août une croissance des ventes à magasins comparables aux Etats-Unis inférieure aux attentes. A Wall Street, le titre cédait plus de 9% à l'approche de la fermeture des places européennes, malgré un relèvement de ses objectifs annuels.
L’opérateur télécom a détecté le piratage le 2 juillet, et a commencé à en informer ses clients mi-août. Plus de deux millions de données auraient fuité.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
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Commandé par le Premier ministre Sébastien Lecornu, un rapport de l'Inspection générale des finances publié jeudi décrit les conséquences économiques et financières délétères de l'éventuelle adoption d'une loi spéciale en guise de budget pour 2027