La BCE lance son programme d’assouplissement quantitatif
Son président, Mario Draghi, a annoncé le lancement d’un QE de 60 milliards d’euros d’achats d’obligations par mois au moins jusqu'à fin septembre 2016.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
LC, Agefi.fr
Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a annoncé jeudi 22 janvier le lancement d’un programme d’assouplissement quantitatif (QE) élargi à partir de mars portant sur 60 milliards d’euros d’achats d’obligations publiques et privées par mois qui doit être mis en œuvre au moins jusqu'à fin septembre 2016. Ce programme incluera celui déjà appliqué d’achat d’obligations titrisés (ABS) et d’obligations sécurisées. Compte tenu du rythme d’achat actuel de ces ABS et covered bonds, l’injection supplémentaire est estimée à environ 50 milliards d’euros par mois.
«Suivant ce programme élargi, les achats mensuels combinés de valeurs des secteurs public et privé se monteront à 60 milliards d’euros», a dit le président Mario Draghi, lors de la conférence de presse suivant la réunion du Conseil des gouverneurs. «Ils doivent être mis en oeuvre jusqu'à la fin septembre 2016 et seront de toute façon suivis jusqu'à ce que nous observions un ajustement régulier de la trajectoire d’inflation», a t-il précisé.
Concernant les modalités de mise en oeuvre du QE, Mario Draghi a précisé durant sa conférence de presse que la BCE n’achètera pas plus de 25% d’une émission donnée, ni plus de 33% de la dette d’un Etat. «Nous achèterons de la dette publique à hauteur d’un pourcentage favorisant une formation appropriée des prix», a t-il expliqué. Le risque sera mutualisé à hauteur de 20% au sein de l’Eurosystème.
Dès mars, l’Eurosystème commencera à acheter des obligations libéllées en euro investment grade émises par des gouvernements de la zone euro et les agences et institutions européennes sur le second marché. Les achats des actifs émis par les gouvernements de la zone et les agences seront basées sur le partage entre banques centrales nationales (NCB) de l’Eurosystème selon la clé du capital de la BCE. Quelques critères supplémentaires d'éligibilité seront appliqués dans le cas des pays sous programme d’ajustement UE/FMI.
Peu après l’annonce de la BCE, l’euro est tombé à un plus bas depuis 11 ans à 1,1455 dollar. Les taux souverains se sont fortement détendus, le Bund 10 ans tombant à 0,45%, en baisse de 10 pb. Celui de l’OAT 10 ans a chuté à 0,58%, nouveau plus bas historique.
Avec la mise en œuvre d’un QE, la BCE entend lutter contre la faiblesse de l’inflation et de la croissance en zone euro. Ce programme doit lui permettre d’augmenter la masse de liquidités en circulation, ce qui devrait contribuer à faire baisser l’euro. Enfin, les achats d’emprunts souverains sont censés réorienter les investisseurs vers des actifs plus risqués (actions...) et créer un contexte favorable au crédit. Lors de sa conférence de presse, Mario Draghi a indiqué que «le taux d’inflation annuel restera très bas, voire négatif au cours des mois à venir».
Toutefois, le président de la BCE a laissé entendre qu'à lui seul le QE serait insuffisant à redresser l'économie de la zone euro. «Les réformes structurelles cruciales doivent être rapidement mises en oeuvre», a t-il insisté, rappelant que «tous les pays doivent utiliser les marges de manoeuvre disponibles pour mettre en oeuvre des politiques budgétaires plus favorables à la croissance».
Par ailleurs la BCE a maintenu inchangé son principal taux à 0,05 %, ainsi que ses autres taux (celui sur la facilité de prêt marginal à 0,30 % et celui sur la facilité de dépôt à -0,20 %).
De plus, le Conseil des gouverneurs a décidé de changer le prix des six opérations de refinancements ciblés de long terme (TLTROs) restantes, a indiqué le président. Ainsi, le taux d’intérêt applicable pour les futures opérations n’intégrera plus la marge de 10 points de base qui avaient été facturées aux banques dans le cadre des deux premières TLTRO.
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse immédiate.
La baisse des actions des hyperscalers s’est doublée récemment d’une forte remontée du risque sur le crédit de ces émetteurs liés à l’IA. Ces inquiétudes se manifestent notamment via un écartement des spreads et une envolée des rendements des protections «credit default swaps» (CDS).
Le directeur général Carlo Messina a écarté toute possibilité de relever le prix de l’offre sur sa compatriote toscane, alors que des scénarios alternatifs de fusion entre BPM et Monte dei Paschi ou de dividende exceptionnel nourrissent les rumeurs.
Après avoir interrogé 14 entreprises, le club de réflexion donne de nombreuses recommandations dont celles de nommer des référents IA ou de préserver les profils junior.
Kering a bénéficié d’un retour en grâce boursier après la publication de ses résultats trimestriels, alors que l’action Hermès a accusé l’une des plus importantes chutes de son histoire.
Les prétendants à l'Elysée sont prisonniers de deux mouvements contradictoires. D'un côté, la campagne réclame qu'ils déroulent leur programme. De l'autre, l'actualité leur dicte de réagir pour rester branchés à la vie du pays. Ces derniers jours illustrent à quel point la position est difficile à tenir. Et c'est loin d'être fini
Incorrigible Gabriel Zucman. La moindre occasion est bonne pour anti-riches et anti-profits de donner libre cours à leurs obsessions de taxation tous azimuts, notamment de TotalEnergies
L'ex-Premier ministre fait un pas de plus vers une candidature à l'élection présidentielle de 2027 dans une interview à Marianne. Tout en assortissant sa participation de certaines conditions