La BCE est invitée à assouplir sa politique monétaire
Le conseil caché de la BCE recommande une baisse des taux directeurs dès cette année afin d’éviter un retour en récession des économies européennes
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
La politique monétaire de la BCE fait plus que jamais débat. Alors que les banques centrales turque et brésilienne ont déjà fait volte-face en assouplissant leur conditions monétaires, le conseil caché de la BCE, groupe composé de 15 économistes édictant des recommandations mensuelles à l’institut de Francfort, invite la zone euro à faire de même afin d’éviter un retour en récession.
«Ma recommandation est que la BCE baisse ses taux directeurs de 50 points de base comme garantie contre le risque d’un retour en récession» estime ainsi Julian Callow, chef économiste chez Barclays Capital. Et de préciser que «la détérioration des conditions économiques est devenue suffisamment rapide et alarmante pour justifier un arrêt immédiat de la politique de resserrement monétaire de la BCE». Marie Diron, économiste chez Oxford Economics, précise même que «si les perspectives de croissance devaient se détériorer, la BCE pourrait être contrainte de baisser ses taux d’intérêt sous les 1% compte tenu de l’impossibilité d’une relance budgétaire».
D’ailleurs, Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, anticipe un recul significatif de l’inflation en 2012. A 2,5% en août contre un objectif de 2%, elle devrait bénéficier du recul du prix du pétrole à 89 dollars le baril, contre 114 dollars en avril. «Je ne donnerai pas de chiffres mais nous devrions nous retrouver bien plus près de l’objectif d’inflation de la BCE, qui signifie pour elle la stabilité des prix», a-t-il indiqué hier. Il explique cette prévision par le fait que «les perspectives de croissance mondiale se sont significativement assombries». La croissance en zone euro a ralenti à 0,2% au second semestre et Aurel BGC estime que même l’Allemagne «n’échappera pas à un ralentissement plus marqué qu’imaginé jusqu’ici».
Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a indiqué cette semaine que les perspectives moroses en Europe devraient conduire à inflexion de la stratégie de la BCE à sa prochaine réunion du 8 septembre. Avec des risques inflationnistes «sous étude». Mais la réalité est que la BCE a déjà pratiqué des baisses de taux effectives via ses injections de liquidités. «La BCE a augmenté ses prêts aux banques, entrainant une chute du taux interbancaire à une semaine d’environ 1,5% mi-juin, soit le niveau cible, à 1,1% aujourd’hui» explique la société de gestion GaveKal.
Les marchés ont effectué une rotation des petites capitalisations et des valeurs de croissance vers les grandes capitalisations et la value en Europe. Aux États-Unis, la rotation a surtout bénéficié aux petites capitalisations.
Co-président de Blue Owl Capital et responsable du pôle crédit, Craig Packer revient pour L'Agefi sur la dynamique du direct lending et les tensions sur la liquidité de certains véhicules qui agitent le secteur depuis l'automne.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
SERIE (8/13). A l’occasion du Tour de France 2026, l’Opinion parcourt l’étape du jour à la recherche des traces de la décennie Macron. Ce vendredi, le peloton part de Dole (Jura) pour rallier Belfort (Territoire de Belfort)
Si les candidats adoptent des stratégies inverses en cet été 2026, c'est qu'ils sont partagés sur l'effet d'une telle saison sur les intentions de vote. L'analyse des quatre dernières élections présidentielles ne leur permettra pas d'y voir plus clair
« A l'approche de l'élection présidentielle, j'attends du débat qui vient un langage de vérité », écrit dans cette tribune Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de France Urbaine. « Les Français ne sont pas des enfants. (...) Ils sont capables d'entendre que travailler plus longtemps n'est pas une punition, mais la conséquence d'une réalité démographique que personne ne peut contester. »